20/01/2011 17:23

Diversité musicale: Ministère et CSA font la sourde oreille

Le ministère de la Culture et le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) "font la sourde oreille" concernant le contournement par des radios de leurs obligations de diffuser des nouveautés francophones, a estimé jeudi le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep).

Alors qu'un sondage publié jeudi par la Sacem montre que la radio est le média privilégié des Français pour découvrir de la musique, "la radio n'est pas le vecteur le plus performant pour assurer la diversité musicale", a déploré David El Sayegh, le directeur général du Snep.  

Selon une loi de 1986, les radios ont l'obligation de diffuser au moins 40% de chansons d'expression française, dont la moitié au moins provenant de nouveaux talents.  

Mais "les diffusions sont concentrées sur trop peu de titres", avec "85% des rotations sur les nouveaux talents faites sur une quinzaine de titres", estime le syndicat, qui représente les producteurs dont les quatre majors du disque.  

"Le CSA a laissé faire sur un certain nombre de pratiques qui permettent le contournement de la loi", comme la concentration de la diffusion de nouveautés sur des heures de faibles écoutes, a déploré David El Sayegh.  
"Pour le moment, nous n'avons été entendus ni par le ministre, ni par le CSA", qui font la "sourde oreille" sur le dossier, s'est-il insurgé.  

"Le choix des titres diffusés relève de la liberté éditoriale de chaque radio et le CSA n'intervient pas dans la stratégie de programmation", a répondu le CSA, interrogé par l'AFP.  

Concernant les tendances du marché du disque en 2010, dont les chiffres seront rendus publics lundi 24 janvier, le Snep a fait état d'une nouvelle baisse. Le marché physique est en recul, en raison notamment d'un dernier trimestre "décevant", affecté par les grèves et les intempéries, selon le syndicat.  

En revanche, le Snep a constaté de "bonnes nouvelles" sur le numérique, notamment avec le succès de l'offre Deezer/Orange (abonnement à la version premium du site de streaming inclus dans le forfait téléphonique), qui a atteint selon lui 430.000 abonnés à la fin de l'année.

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Vos réactions

Portrait de Meme65
21/janvier/2011 - 01h14

Pierrot4490 : Je te conseille de relire ce que j'ai écrit. Je n'ai jamais indiqué que la suppression des quotas allait faire avancer la création française. De toute façon, imposer ces quotas ne l'a pas non plus fait avancer ! J'ai écrit (relis, ça devrait te prendre juste quelques secondes) que la diversité serait de retour ! Diversité musicale ! Comment penses-tu qu'une radio 100% Electro puisse être créée en France, qu'une radio Indie-Pop puisse exister ? Impossible avec ces quotas ! Donc, les supprimer permettrait à des radios (notamment associatives (donc avec un impératif d'audience moindre que les radios commerciales), mais bon, je ne vais pas trop m'attarder puisque ton cerveau fume et n'arrive certainement pas à comprendre tout ce que j'écris) de revoir leur progammation musicale, leur couleur musicale.
Pour ceux qui connaissent le marché mondial du disque, la production tricolore représente moins de 2% de la production mondiale ! Et la loi impose 40% de musiques françaises en comptabilisant par ailleurs comme artistes étrangers des artistes français mais pas reconnu en tant que tel (voir post plus bas, là aussi, quelques secondes de lecture).
Ensuite tu me me demandes pourquoi je parle des maisons de disques ? Alors relis l'article (là aussi quelques secondes, ou alors je te conseille quelques minutes, tu arriveras peut-être enfin à comprendre), tu verras que l'on parle du SNEP, donc d'un syndicat qui regroupe... les maisons de disques (je ne parle pas de disquaires, mais des industriels du disque...) ! Donc le SNEP proteste contre le "contournement" des quotas par les radios. Les Majors se sont par ailleurs aperçues que le matraquage à outrance d'un tube serait préjudiciable à sa commercialisation (à cause du gavage rapide de l'auditeur). Le SNEP souhaite tout simplement par ce communiqué faire une nouvelle pression au niveau des politiques pour qu'un maximum d'artistes français passent sur les radios et donc agir directement sur les programmateurs radios en leur imposant des listes d'artistes à diffuser ! Enfin, revenons à une époque (bénie) où les quotas n'existaient pas. Certes, les radios jeunes ne diffusaient pas énormément de titres français (entre 12 et 25% selon les radios [NRJ, Fun, Skyrock, M40, Maxximum]), cela n'empêchait pas les radios pour seniors à diffuser un grand nombre d'artistes francophones. Cela n'empêchait pas non plus les maisons de disques de sortir de très nombreux artistes français soit pour des one shot soit pour une carrière plus longue. Et en plus, les artistes francophones étaient présents sur une variété de courants musicaux beaucoup plus large qu'actuellement. D'où ma conclusion : Halte à une loi liberticide qui n'a JAMAIS fait ses preuves et qui fait de notre paysage radiophonique une morne plaine. Si tu as l'occasion de partir à l'étranger, tu verras que ce phénomène des rotations existe en France et au Québec (là aussi quotas), avec la diffusion d'un même titre 8 à 11 fois par jour ! Ailleurs, même sur des radios jeunes, les titres ne sont diffusés que 4 à 5 fois par jour grand maximum. La diversité musicale se fera en suprimant les quotas (un faible nombre de titres étant diffusable en radio, on multiplie donc sa diffusion pour respecter les quotas) et en donnant plus de liberté aux programmateurs radios.

Portrait de pierrot4490
21/janvier/2011 - 00h16

je ne vois pas comment supprimer les quotas fera avancer la création française... En plus je ne vois pourquoi tu parles des maisons de disques qui viennent se mêler aux prog avec les quotas non respectés car s'il y a bien une catégorie qui se frotte les mains avec les "hits" et "tubes" multi diffusés sur les radios c'est bien les maisons de disques... Car c'est tout le contraire de ce que tu racontes ce qui se passe actuellement (les radios diffusent les daubes imposées par les major)

Portrait de Meme65
20/janvier/2011 - 21h50

Elles me font rire les maisons de disques !
Voilà que maintenant elles veulent fourrer leur nez dans la programmation des radios. Désolé si ces dernières ne diffusent pas les daubes lancées par ces mêmes maisons de disques. La loi sur les quotas de musique française ont été catastrophiques pour la diversité en radio et sur les comportements des programmateurs radios qui pour respecter cette loi absurde ont mis en place la règle des fameuses fortes rotations.
Il faut être lucide. Sur certains formats, les artistes français sont absents ou leur réalisation pas au niveau des productions étrangères (je ne parle pas uniquement des productions anglosaxonnes). Pire encore, dans le calcul de ces fameux quotas, certains artistes français ne sont pas comptabilisés car leur chanson est en anglais. Ainsi les hits internationaux de David Guetta, David Vendetta, Bob Sinclar, Mathieu Bouthier, et autres Martin Solveig ne sont pas considérés comme des titres français ! Ridicule ! Supprimez les quotas et vous verrez que la diversité sera de retour en radio. Supprimez les quotas et vous entendrez enfin des formats originaux sur la bande FM tricolore...

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