
Le responsable socialiste, promoteur actif des droits de la femme depuis son arrivée au pouvoir en 2004, a estimé jeudi que "les annonces de publicité pour la prostitution (devaient) être éliminées". Il n'a pas précisé quelles mesures légales il comptait prendre pour ce faire.
"Tant que ces annonces continueront d'exister, on contribuera à normaliser cette activité", selon ses propos tenus au Parlement et rapportés vendredi par les journaux El Pais et El Mundo.
Les annonces de prostitution constituent une source de revenus importante pour la presse espagnole, dans un contexte de crise et de baisse des revenus publicitaires.
Publiés dans les sections locales de grands journaux nationaux ainsi que dans la presse régionale, ces annonces qui donnent numéros de téléphone et tarifs, font souvent un descriptif explicite des services proposés.
Ainsi, on pouvait lire vendredi dans les suppléments Madrid d'El Mundo et El Pais, des annonces intitulées "sexe pur et dur", "filles inoubliables" et "seins généreux".
La presse est réticente à propos de l'arrêt de ces annonces, surtout si l'interdiction ne s'accompagne d'aucune compensation financière de l'Etat.
L'association des éditeurs de journaux Aede a clairement rejeté la perspective d'une interdiction qui "irait à l'encontre des droits fondamentaux reconnus par la Constitution en termes de liberté d'expression et d'information".
Dans un communiqué, l'association a invité le gouvernement à "adopter les mesures nécessaires à interdire la prostitution", soulignant que si cette activité était vraiment "illicite" jamais les journaux n'en feraient la publicité.
Le gouvernement a élaboré un "plan intégral de lutte contre l'exploitation sexuelle", entré en vigueur en janvier, pour assurer notamment plus de protection pour les prostituées étrangères en situation irrégulière, mais sans interdire les très nombreuses maisons de passe du pays.
Il avait laissé à la presse le soin de s'autoréguler pour éliminer les annonces de prostitution, sans succès.
Il est clairement annoncé dans l'article que la publication d'annonces vénales sur le papier journal représente un gain important pour le presse, les interdire c'est voir les journalistes perdre en CA et bénéfices, c'est donc porter atteinte à leur santé économique ce qui fait qu'il peuvent perdre leur indépendance à long terme. Et c'est les embêter voilà pourqui ça "se relie au travail des journalistes".
a cause de l'eglise :mrgreen:
ni ryberi :mrgreen:
C'est plus un problème de presse que de prostitution : il faut tout simplement interdire ces annonces !
C'est vraiment du n'importe quoi comme dab , le pays qui possèdent le plus de bordels s'en prend encore à la presse sou prétexte de morale, au lieu de régler le problème à la source ben non on fait payer les journalistes. Quelle hypocrisie.
Je trouve ça très bien. Qu'elles se contentent du net ou d'autres supports spécialisés.
En France, Zahia à la complaisance de toute la presse, trop contente de l'instrumentaliser pour vendre du papier pendant que mes copines au bois se font arrêter pour "racolage passif"
En Espagne, un élu, qui prétend défendre les Droits des Femmes voudrait interdire à certaines la liberté d'exercer leur métier (par ailleurs est parfaitement légal), comme si certaines femmes seulement méritaient d'être défendues, tandis qu'on opprime les autres ... Quand à la presse elle ne s'oppose à l'interdiction des annonces de prostitution qu'en raison du manque à gagner ! Encore une fois, les premières concernées sont entre les tirs croisés de ceux qui les exploitent et de ceux qui voudraient "les sauver" parfois contré leur gré. C'est le grand bal des faux-culs, comme d'habitude et toutes ces agitations n'aident en rien, ni les travailleuses du sexe, ni les Droits des Femmes.
"à l'encontre des droits fondamentaux reconnus par la Constitution en termes de liberté d'expression et d'information"
C'est une blague ? Le mec était ironique en disant ça ? Rassurez-moi.
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