16/07/2010 09:38

Presse: Des salariés mettent le feu à une imprimerie

Des salariés de l'imprimerie Brodard Graphique du groupe Maury à Coulommiers (Seine-et-Marne) ont brûlé jeudi trois tonnes d'encre et des bobines de papier pour protester contre la liquidation judiciaire de leur entreprise, a-t-on appris auprès de salariés et de la police.

"Depuis l'annonce de la liquidation judiciaire lundi, l'entreprise est en état de siège", a expliqué à l'AFP Dany Corcessin, salarié de cette entreprise qui imprimait notamment Paris-Match, Elle, Direct Matin.

"Nous avons brûlé cet après-midi trois tonnes d'encre, des bobines de papier car ils nous ont refusé une prime de cessation d'activité", a-t-il poursuivi, précisant que les 151 salariés "demandent chacun 20.000 euros".

La police a procédé jeudi vers 16H00 à "l'évacuation du centre commercial voisin" et établi un "périmètre de sécurité de 150 mètres autour de l'entreprise" en raison de "l'épaisse fumée noire" provenant des bobines de papier et de l'encre, a-t-on indiqué de source policière.

"Nous sommes prêts à tout tant que les négociations n'avancent pas", "nous avons encore 6.000 tonnes de papier à l'intérieur de l'entreprise", a affirmé M. Corcessin, qui a ajouté que l'imprimerie est "fermée depuis lundi".

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Vos réactions

Portrait de marcmoran
marcmoran (non vérifié)
16/juillet/2010 - 11h52

J'ai toujours tendance à défendre les ouvriers contre les patrons. Mais dans le cas de l'imprimerie, les choses sont plus complexes. Le Syndicat du Livre-CGT est en monopole quasi-dictatorial. Pour être embauché dans l'imprimerie, il faut d'abord prendre sa carte à la CGT. Le syndicat s'attaque régulièrement à des magazines imprimés en Belgique, en Allemagne ou dans des imprimeries indépendantes françaises. Les actions violentes ne lui font pas peur. Alors je ne sais pas si Brodard est tenue par le Syndicat du Livre mais si c'est le cas, ce ne sont pas dès lors forcément les ouvriers qui ont raison.

Portrait de hariel23
16/juillet/2010 - 11h21

Vous faites fausse route! On dénonce les patrons voyous mais là, en l'espèce, il s'agit d'une entreprise mise en faillite. Le patron a tout perdu et les employés pensent qu'en foutant le feu ils pourront obtenir de l'argent. Mais de l'argent il n'y en a plus sinon la société n'aurait pas fait faillite.

Au lieu de tomber dans la démagogie du "A bas le patronat", il faudrait analyser la situation. L'encre qu'ils ont brulés aurait pû servir à payer les créanciers qui perdent aussi de l'argent et qui seront peut-être également en difficulté! Cet acte est idiot! c'est vraiment une sale mentalité!

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