21/06/2010 15:10

Les Echos: Une charte pour l'indépendance de la rédaction

Le quotidien économique Les Echos, racheté fin 2007 par le groupe de luxe LVMH, a adopté une longue charte éthique destinée à garantir l'indépendance de la rédaction, notamment vis-à-vis des actionnaires. 

"A l'heure où tant d'interrogations se portent sur l'avenir des médias et sur le travail des journalistes, le quotidien +Les Echos+ adopte une charte éthique définissant les grands principes déontologiques qui doivent régir son fonctionnement", explique ce texte publié lundi dans les colonnes du journal. 

Un comité d'indépendance éditoriale (CIE) veillera au respect de cette charte, signée par la société des journalistes (SDJ), LVMH, le groupe Les Echos (dirigé par Nicolas Beytout), et les directeurs des rédactions.  Elle "fixe les grands principes garantissant l'indépendance de la rédaction", "explicite les relations entre les actionnaires et les journalistes" et "met en place les procédures par lesquelles les éventuels conflits doivent être résolus, notamment les conflits d'intérêt".

Les journalistes soulignent "leur attachement à leur indépendance vis-à-vis des actionnaires, annonceurs et de tous les pouvoirs notamment politiques, économiques, industriels et idéologiques". 

Ils "s'interdisent toute dénaturation ou censure aux seules fins de privilégier ou de pénaliser l'image d'une entité ou d'un particulier", s'engagent à "présenter les faits avec rigueur et honnêteté" y compris lorsqu'ils sont "liés à leurs actionnaires et/ou dirigeants ou à leurs concurrents". 

Le directeur de la rédaction doit être informé de "tout risque de conflit d'intérêt".  Les journalistes s'engagent à "respecter les dispositions légales en matière d'utilisation d'informations privilégiées". 

De leur côté, les actionnaires du groupe Les Echos "proclament leur attachement à l'indépendance des journalistes" ainsi qu'à la "tradition libérale et non partisane du journal".  La charte rappelle que le président du groupe Les Echos, Nicolas Beytout, "ne fait pas partie des rédactions" et qu'il a le droit de s'exprimer dans les médias "en tant que PDG" ou "simplement sous son nom". 

La SDJ a protesté plusieurs fois contre des interventions journalistiques faites par M. Beytout à la télévision. 

Dans les articles, toute référence ("sauf quand elle est non-significative") à LVMH, à ses filiales ou à son patron Bernard Arnault, doit rappeler que le groupe est propriétaire des Echos.  Cette charte devra être approuvée par tout nouvel actionnaire.

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Vos réactions

Portrait de LoveRaider
22/juin/2010 - 06h57

De toute manière on le sait bien, les chartes c'est comme les WC, c'est fait pour s'asseoir dessus...

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