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En marge de "la ligue du LOL", on apprend que 3 licenciements ont eu lieu après des «propos inadmissibles» sur une messagerie interne au Huffington Post

 «L’automne dernier, nous avons appris l’existence d’une boucle, au sein de la messagerie professionnelle Slack, sur laquelle des collaborateurs du Huffington Post France tenaient, dans un cadre professionnel, des propos inadmissibles, contraires à la loi et aux valeurs que nous défendons », ont écrit, lundi 11 février dans un communiqué, Louis Dreyfus, président du directoire, et Jérôme Fenoglio, directeur du groupe Le Monde, qui est actionnaire du site d’information en ligne.

Deux salariés ont d’abord été mis à pied et une enquête interne diligentée. Puis, en novembre, après avoir entendu toutes les personnes concernées, le groupe a décidé « de prendre des sanctions lourdes, dont trois licenciements », poursuit le directoire.

Un programme spécifique a été mis en place par la société qui intervient auprès du groupe sur les sujets de prévention de ce type de risques, afin d’accompagner l’équipe du Huffington Post, ajoute le communiqué.

Cette révélation intervient alors que l'affaire de la "Ligue du LOL" secoue les médias Français depuis 48h.

Libération a annoncé lundi la mise à pied "à titre conservatoire" de ses journalistes Alexandre Hervaud et Vincent Glad, dont les noms apparaissent dans l'affaire de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux par le groupe "Ligue du LOL", qui a éclaté ce week-end. Une source proche du magazine Les Inrocks a de son côté annoncé la mise à pied à titre conservatoire du rédacteur en chef web, David Doucet, en vue d'un licenciement, pour les mêmes motifs. Interrogée par l'AFP, la direction du magazine n'a pas fait de commentaires. Le journaliste avait admis avoir pris part à "deux canulars téléphoniques".

À Libération, "on va mener une enquête interne pour voir ce qu'il en est exactement, ils sont suspendus à titre conservatoire le temps de cette enquête", a indiqué le directeur adjoint de la rédaction, Christophe Israël. Il a précisé que le quotidien allait "poursuivre son travail éditorial sur le sujet".

C'est un article du site de fact-checking de Libération Checknews vendredi qui a mis au jour l'existence d'un groupe Facebook privé, baptisé "Ligue du LOL", regroupant une trentaine de journalistes et communicants, accusés d'avoir cyberharcelé d'autres journalistes et blogueurs, notamment des femmes et des militantes féministes, au début des années 2010.

Plusieurs victimes ont publié des témoignages sur Twitter ce week-end et plusieurs membres de cette "Ligue du LOL" ont publié des communiqués pour tenter de s'excuser.

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