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L'auteure Christine de Rivoyre, qui avait reçu le prix Interallié il y a 50 ans pour son roman "Le petit matin", est décédée à 97 ans

L'auteure Christine de Rivoyre, qui avait reçu le prix Interallié il y a 50 ans pour son roman "Le petit matin", est morte dans la nuit de jeudi à vendredi à 97 ans, a annoncé à l'AFP Frédéric Maget, qui dirige l'association des Amis de Christine de Rivoyre.
Ancienne journaliste au Monde puis directrice littéraire de Marie-Claire, membre du jury Médicis de 1971 à 2017, elle avait reçu en 1984 le prix Paul-Morand de l'Académie Française pour l'ensemble de son oeuvre. "Ses romans, mettant en scène des femmes libres et indépendantes, accompagnèrent l'évolution sociale et culturelle des années 60 et 70. Son oeuvre demeure profondément marquée par l'expérience de la guerre et par les Landes, terre d'enfance et d'élection, où la romancière avait choisi de vivre", détaille Frédéric Maget, qui dirige également la société des Amis de Colette.
Christine de Rivoyre vivait dans la maison familiale d'Onesse-Laharie, dans les Landes. Née à Tarbes (Hautes-Pyrénées) le 29 novembre 1921, fille d'un officier de cavalerie, elle étudie à Bordeaux, Poitiers puis à la Sorbonne. Elle obtient ensuite une bourse pour étudier le journalisme à l'université de Syracuse (état de New York). A son retour en France, elle devient l'attachée de presse des ballets des Champs-Elysées de Roland Petit puis rejoint le journal "Le Monde" en 1950, où elle écrit sur la danse et la littérature.
En 1955, elle signe "L'alouette au miroir", inspiré du monde de la danse, récompensé par des prix. La même année, elle devient directrice littéraire à "Marie-Claire". Deux ans plus tard, elle quitte le magazine pour se consacrer entièrement à l'écriture.
Ses ouvrages, traduits dans de nombreux pays, ont fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques à l'instar de "La Mandarine", d'Edouard Molinaro avec Annie Girardot et Philippe Noiret, "Les Sultans" de Jean Delannoy avec Gina Lollobrigida ou encore "Le Petit matin" de Jean-Gabriel Albicocco, histoire d'amour entre une jeune fille et un cavalier allemand sous l'Occupation.
Après un silence d'une douzaine d'années, elle avait repris la plume en 2007 pour "Archaka" (sur un ami disparu, l'écrivain Alexandre Kalda) et, en 2014, pour un livre de souvenirs "Flying Fox et autres portraits", hommage à un de ces "cracks" (un cheval) qu'aimait tant cette admiratrice de Brigitte Bardot.

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