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Tunisie: Un journaliste a publié une vidéo sur les réseaux sociaux quelques minutes seulement avant de s'immoler à Kasserine

De nouveaux heurts nocturnes ont éclaté à Kasserine, ville de l'ouest de la Tunisie où un journaliste est décédé après s'être immolé par le feu. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a affirmé avoir procédé à l'arrestation d'une personne pour son implication présumée dans le geste qui a coûté la vie à Abderrazk Zorgui, 32 ans. Lundi, ce journaliste s'est immolé par le feu à Kasserine en affirmant vouloir protester contre le chômage et la dégradation de la situation économique dans cette région parmi les plus pauvres du pays. "Pour les habitants de Kasserine qui n'ont pas de moyens de subsistance, aujourd'hui, je vais commencer une révolution, je vais m'immoler par le feu", a déclaré le journaliste dans une vidéo qu'il a publiée 20 minutes avant de passer à l'acte. Il a par la suite succombé à ses blessures, et ce drame a suscité la colère d'habitants.

S'adressant aux "chômeurs de Kasserine, ceux qui n'ont pas de source de revenu, qui ont le ventre creux", le journaliste a appelé dans sa vidéo à prendre prétexte de son sacrifice pour "descendre dans la rue, brûler des pneus, et casser".

Et d'ajouter: "Nous allons faire une révolution, et quiconque voudra me rejoindre et me soutenir est le bienvenu. Je vais manifester seul et je vais m’immoler. Et que Dieu vienne en aide à quiconque essaiera de m’arrêter".

"Pendant 8 ans j’ai tenté de trouver un travail mais année après année, rien n’a marché. Tout n’est que mensonge. Je ne suis lié à aucun parti politique…", a-t-il poursuivi.

Et de conclure, avant de passer à l'acte: "Je ne vais attendre ni janvier, ni février, ni mars. A quoi bon ? Il ne me reste que 20 minutes, après quoi je vais m'asperger d'essence et m'immoler. Pourvu que l'Etat daigne penser à Kasserine".

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a de son côté appelé à une grève nationale de la "dignité" le 14 janvier, jour anniversaire de la révolution de 2011.

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Vos réactions

Portrait de waidy
27/décembre/2018 - 07h35 - depuis l'application mobile
poyaso a écrit :

et les gilets jaunes osent nous parler de misere.. voila un vrai gouvernement qui crache à la gueule de ses citoyens et la voila la vraie pauvreté les cassos.
voila comment ça va finir qd vous aurez fait fuir tous les riches qui cotisent un max et ruiné les commerces qui fermeront boutique.
rejouissez vous d'êtres les assistés les plus privilégiés au monde tant que vous le pouvez encore parce que tel que c'est parti vous faites tout pour qu'on finissent comme un pays du tiers monde.

@poyaso commence par te cultiver au lieu de raconter de pareils conneries...

Portrait de Alexshe
26/décembre/2018 - 14h01
poyaso a écrit :

et les gilets jaunes osent nous parler de misere.. voila un vrai gouvernement qui crache à la gueule de ses citoyens et la voila la vraie pauvreté les cassos.
voila comment ça va finir qd vous aurez fait fuir tous les riches qui cotisent un max et ruiné les commerces qui fermeront boutique.
rejouissez vous d'êtres les assistés les plus privilégiés au monde tant que vous le pouvez encore parce que tel que c'est parti vous faites tout pour qu'on finissent comme un pays du tiers monde.

c'est comme ça que ça finira même sans gilet jaune ! Un peuple pauvre (à tous les niveaux) est bien plus facile à contrôler et à manipuler et on dirait bien que c'est ce que cherchent les gouvernements successifs depuis des années (baisse du niveau de l'éducation, baisse du pouvoir d'achat, immigration massive de personnes non qualifiées vouées au chômage). Bientôt les gens ne penseront plus qu'au fait de pouvoir se nourrir et n'auront plus la force ni l'envie de se révolter.

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