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EN DIRECT - Marseille: Un septième corps retrouvé sous les décombres, annonce Jean-Claude Gaudin le maire de la ville

17h32: Un septième corps a été retrouvé, annonce le maire de la ville Jean-Claude Gaudin

11h18: Cible de nombreuses critiques depuis l’effondrement de plusieurs immeubles vétustes à Marseille lundi, le maire LR de la ville Jean-Claude Gaudin en a appelé jeudi à l’Etat «pour que la réglementation évolue pour faciliter et accélérer» l’action publique en matière de lutte contre l’habitat indigne.
«Depuis plus de 20 ans, nous sommes porteurs avec mon équipe d’une ambition et d’une exigence fortes pour la rénovation de l’habitat ancien et indigne» à Marseille, a martelé le maire au cours d’une conférence de presse, estimant que «l’heure (n’était) pas aux polémiques et à l’expression d’intérêts particuliers». «Des milliers de logements sociaux ont été démolis, reconstruits et réhabilités depuis 2005», a poursuivi l’élu. «Le chantier reste immense, bien sûr», a-t-il reconnu.
«C’est un domaine qui implique un très grand nombre d’acteurs publics et privés, qui fait appel à des procédures terriblement longues, complexes et coûteuses», a poursuivi le maire: «Certains savent les utiliser au détriment de l’intérêt collectif». «C’est un habitat qui est en outre majoritairement privé», a-t-il rappelé: «L’intervention publique doit se confronter à des réglementations protectrices de la propriété».
«J’en appelle à l’Etat pour que la réglementation évolue, pour faciliter et accélérer l’action publique», a-t-il conclu.

10h42: Mercredi soir, une centaine de militants associatifs ont scandé «Gaudin, Fructus, assassins» - visant le maire et son adjointe au logement, Arlette Fructus -, en haut de la rue d’Aubagne. A quelques mètres, l’appel à participer à une réunion publique «des habitant.es et associations de Noailles» pour exiger «un toit digne pour toutes et tous» a aussi fait salle comble, a constaté un journaliste de l’AFP.

Plus généralement depuis lundi, de nombreux habitants du quartier - et des opposants politiques - critiquent l’action de la municipalité, qui a de son côté mis en avant les fortes pluies des derniers jours pour expliquer le drame, et aussi rappelé «l’énorme travail» réalisé pour l’éradication de l’habitat indigne.

Mercredi soir, devant le risque d’un «effet domino» entraînant de nouveaux immeubles, le préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et des Bouches-du-Rhône Pierre Dartout a annoncé la suspension des opérations de secours pour environ 24 heures, le temps de démolir deux nouveaux bâtiments.

10h00: La démolition de deux immeubles mitoyens de ceux qui se sont effondrés lundi à Marseille, faisant au moins 6 morts, était en cours jeudi matin, une opération qui a entraîné la suspension des recherches pour trouver deux autres victimes potentiellement ensevelies.

Les deux derniers étages du numéro 69 de la rue d’Aubagne, évacué après le drame et qui jouxte les numéros 63 à 67 qui se sont effondrés, ont été détruits, a constaté un journaliste de l’AFP.

Sur le plan politique, la journée devrait aussi être marquée par la conférence de presse du maire LR de la ville Jean-Claude Gaudin, vertement critiqué depuis la catastrophe. A 11H00, il doit s’exprimer à la mairie pour un «point de situation complet», mais aussi pour «évoquer la politique menée par la ville de Marseille en matière de logement et détailler l’ensemble des mesures prises par la municipalité avec l’ensemble de ses partenaires, pour éradiquer l’habitat indigne».

06h30: Hier soir, devant le risque d'un "effet domino" entraînant de nouveaux immeubles, le préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur et des Bouches-du-Rhône Pierre Dartout a annoncé la suspension des opérations de secours pour environ 24 heures, le temps de démolir deux nouveaux bâtiments.

"C'est toujours une décision difficile à prendre", a-t-il reconnu lors d'un point presse: sous les gravats, où six corps ont déjà été retrouvés depuis lundi, les autorités estiment, sans certitude, qu'il pourrait y avoir encore deux victimes. De fait, les recherches ont déjà été interrompues mercredi après-midi: "la sécurité des marins-pompiers ne pouvait plus être assurée", a expliqué M. Dartout. Concrètement, une pelleteuse va "déconstruire morceau par morceau" le n°69 et les étages supérieurs du n°71 de la rue d'Aubagne. Lundi, les immeubles des numéros 63 et 65 s'étaient effondrés, avant que le n°67 ne tombe lui aussi partiellement, en raison notamment de l'action des marins-pompiers. De ces trois immeubles vétustes, seul le n°65 était habité, les deux autres bâtiments étant murés et officiellement vides. Dans l'après-midi, le procureur de Marseille Xavier Tarabeux avait annoncé qu'"à ce stade", les causes précises de l'effondrement des immeubles 63 et 65 rue d'Aubagne n'étaient "pas établies". "On ignore lequel des deux immeubles a entraîné l'effondrement", a-t-il poursuivi, rappelant que les constructions dataient de la fin du XVIIIe siècle et que les immeubles avaient été construits en "s'appuyant les uns contre les autres".

Les enquêteurs ont pu recueillir des témoignages selon lesquels le numéro 65, qui avait fait l'objet le 18 octobre d'une "expertise" suivie de "travaux de confortement permettant la réintégration des occupants" selon la mairie, "avait bougé avant son éboulement".

Une locataire de cette copropriété privée avait appelé les "pompiers dans la nuit (avant la catastrophe) pour signaler l'augmentation d'une fissure qu'elle avait observé dans son appartement" avant de finalement les rappeler pour leur dire "qu'il n'était pas nécessaire qu'ils interviennent", a rapporté M. Tarabeux. Toutefois, "en l'état, il est prématuré d'imputer des responsabilités pénales" compte tenu "de la complexité de la situation", a-t-il souligné.

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Vos réactions

Portrait de Citoyen86
9/novembre/2018 - 12h30

Combien de personnes vivaient dans cet immeuble ? Qui était le(s) propriétaire(s) ?

Portrait de Le père siffleur
8/novembre/2018 - 21h13
mestoutou a écrit :

Pas de polémiques?

C'est quand même au 4ème jour que monsieur le maire se manifeste, il eut été normal que ce dernier accompagna dès le premier jour monsieur le ministre de l'intérieur sur les lieux du drame !

pour y faire quoi?

Portrait de ale35
8/novembre/2018 - 17h37

Ils ont parlé de 8 disparus 

Portrait de mestoutou
8/novembre/2018 - 12h48

Pas de polémiques?

C'est quand même au 4ème jour que monsieur le maire se manifeste, il eut été normal que ce dernier accompagna dès le premier jour monsieur le ministre de l'intérieur sur les lieux du drame !

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