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Une semaine après les intempéries qui ont fait 14 morts dans l'Aude, Emmanuel Macron promet "On va faire vite" aux sinistrés

Une semaine après les intempéries qui ont fait 14 morts dans l'Aude, Emmanuel Macron a promis lundi aux sinistrés de ce département encore sous le choc que l'État serait "présent" pour eux et qu'il "agira vite" pour reconstruire les communes dévastées.

"On sera là. Je vous le promets. On va faire vite", a assuré le président à un homme âgé en larmes venu comme d'autres habitants et élus communaux du village de Villalier, au nord-est de Carcassonne, l'une des plus touchées par les crues, où deux personnes ont péri.

"Quand je vois des gens qui ont perdu des proches en une demi-heure... Ils sont d'une dignité, d'une force. On est fort partout en France et parfois on l'oublie", a dit le chef de l'État au cours d'un échange de plus d'une heure avec la population. "Je suis fier d'être là", a-t-il ajouté, serrant la main de sinistrés et embrassant des enfants.

"À chaque fois qu'il y a de grosses pluies, je suis inondé. J'ai perdu mes animaux. Ça fait 43 ans que j'habite ici. Il faut vraiment faire quelque chose", a dit un autre habitant.

L'Aude a reçu en quelques heures l'équivalent de trois mois de pluies, les pires précipitations localement depuis 1891, qui ont fait également plus de 70 blessés. Des centaines de personnes sont sinistrées, leurs maisons dévastées, des routes sont éventrées, des villages ravagés. Dans les 126 communes les plus touchées, l'État a reconnu l'état de catastrophe naturelle afin d'accélérer les indemnisations.

Les assureurs ont déjà enregistré près de 16.000 déclarations de sinistres pour un "coût final des dommages assurés estimé à 200 millions d'euros", a indiqué lundi la Fédération française de l'assurance (FFA).

Certains soulignent qu'ils ne se savaient pas être en zone inondable et dénoncent l'urbanisme rampant. "C'est facile de venir aider, de venir pleurer. Il y a des morts mais ça pourrait être évité. Ici après le pont là, il y a eu de l'eau jusqu'au toit et on continue à laisser construire", avait auparavant dit à la presse Bernadette Exposito, une retraitée en colère, dont la maison a été inondée.

"On ne le savait pas quand on a acheté en 1999. On a eu une inondation en 1999 avec 80 cm d'eau. Cette fois, c'est 1,50m", a-t-elle déploré.

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