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Mystérieuse disparition du président d'Interpol: L'organisation policière a reçu sa démission avec "effet immédiat" dans la nuit

L'organisation policière internationale Interpol, qui siège à Lyon, a annoncé dimanche la démission "avec effet immédiat" de son président chinois Meng Hongwei, porté disparu depuis plus de dix jours et que Pékin soupçonne d'avoir "violé la loi".

"Aujourd'hui, dimanche 7 octobre, le secrétariat général d'Interpol à Lyon, en France, a reçu la démission de M. Meng Hongwei, en tant que président d'Interpol, avec effet immédiat", selon un communiqué posté sur Twitter, quelques heures après que l'épouse du dirigeant chinois a affirmé devant la presse à Lyon que son mari était "en danger" en Chine Interpol a demandé samedi à la Chine une clarification sur la situation de son président, le Chinois Meng Hongwei, 64 ans, porté disparu depuis son départ pour son pays natal, fin septembre.

L’alerte avait été donnée par l’épouse de M. Meng jeudi dernier, auprès de la police de Lyon, siège de l’organisation internationale de police et ville où réside le couple chinois.

Dès vendredi, le parquet de Lyon confiait une enquête pour disparition à la police judiciaire de la capitale des Gaules et mettait en place un dispositif pour “garantir la sécurité” de Mme. Meng.

Vendredi, le quotidien anglophone de Hong Kong South China Morning Post, citant une source anonyme, indiquait que le premier patron chinois d’Interpol avait été arrêté “à son arrivée en Chine” et “ferait l’objet d’une enquête”.

M. Meng est aussi vice-ministre de la Sécurité publique en Chine. Selon notre confrère de Hong Kong, la loi chinoise prévoit que “la famille et l’employeur d’un suspect doivent être prévenus de sa détention dans les 24 heures, sauf dans le cas où cela entraverait une enquête”.

M. Meng était-il frappé de disgrâce ? Le South China Morning Post indique qu’il avait perdu en avril dernier son siège au Comité central du Parti communiste, véritable siège du pouvoir.

L’hypothèse la plus fréquemment avancée est que M. Meng serait interrogé dans le cadre de la campagne anti-corruption lancée par le président chinois Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir en 2012, campagne qui a officiellement donné lieu à des poursuites contre 1,5 million de responsables.

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