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Revoir le discours d'adieu de Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur: "Je quitte un ministère apaisé" - VIDEO

C'est dans la nuit de mardi à mercredi qu'Emmanuel Macron a finalement accepté la démission de son ministre de l'Intérieur. Motivé par la campagne pour la mairie de Lyon en 2020, Gérard Collomb quitte la place Beauvau et passe la main à Edouard Philippe. Le Premier ministre assurera en effet l'intérim.

Gérard Collomb a quitté «avec regret» mercredi un ministère de l’Intérieur «apaisé» mais confronté à des «problèmes immenses», lors d’une passation de pouvoir sans chaleur avec Édouard Philippe, dans l’attente de la nomination d’un nouveau ministre à ce poste stratégique.

«C’est toujours avec beaucoup de regret que l’on quitte le ministère de l’Intérieur», a déclaré Gérard Collomb dans la cour du ministère aux côtés d’Edouard Phillipe, la mine grave. Le ministre avait attendu seul sur le perron le Premier ministre, en regardant sa montre, pendant une vingtaine de minutes.

«Lorsque je suis arrivé, les choses n’étaient pas forcément faciles et on avait connu quelque temps avant une révolte de la police. Aujourd’hui je quitte un ministère apaisé et qui a su impulser un certains nombre de réformes mais il en reste bien d’autres à réaliser», a souligné le ministre démissionnaire.

Il a notamment insisté sur la situation «très dégradée» des quartiers difficiles. «Le terme de reconquête républicaine prend dans ces quartiers tout son sens. (...) Il faut assurer la sécurité dans ces quartiers mais il faut fondamentalement les changer. Quand les quartiers se paupérisent, se ghettoïsent, il ne peut y avoir que des difficultés», a-t-il mis en garde.

«On vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses» a-t-il estimé.

Gérard Collomb est aussi brièvement revenu sur le sort des migrants, jugeant qu’il «faut accueillir mais en accueillant bien. Si c’est pour mettre ceux qu’on accueille dans les quartiers dont je viens de parler, on accroîtra encore les problèmes et la situation deviendra ingérable».

Il a néanmoins souligné «la continuité de l’État»: «On a vu que le ministre allait être remplacé. Cela n’a pas empêché les policiers d’arrêter Redoine Faïd», le braqueur multirécidiviste dont la cavale a pris fin dans la nuit dans l’Oise.

Jeanmarcmorandini.com vous propose de (re)voir le discours de Gérard Collomb (voir vidéo ci-dessus).

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Vos réactions

Portrait de floriangat
3/octobre/2018 - 10h47

Un gouvernement d'incapables.

Le monarque Macron est bien sûr au dessus de tout ça. Et dire que cela fait seulement 1 an et demi qu'ils sont au pouvoir. Les 5 années vont être dures à passer

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