28/09 10:16

USA: Devant le Sénat, la femme qui accuse d'agression sexuelle le juge Kavanaugh, raconte sa version des faits en larmes - Regardez

Profondément meurtri mais résolu à ne pas retirer sa candidature à la Cour suprême, le juge Brett Kavanaugh a catégoriquement démenti jeudi les accusations d'agression sexuelle portées contre lui lors d'une audition historique au Sénat des Etats-Unis.

Visiblement très en colère, parfois submergé par l'émotion, le magistrat conservateur de 53 ans, choisi par Donald Trump pour entrer à la haute cour, a témoigné sous serment devant la commission judiciaire du Sénat, qui avait entendu juste avant son accusatrice.

Clamant son innocence avec véhémence, il a estimé que son processus de confirmation était devenu "une honte nationale". "Ma famille et ma réputation ont été détruites à jamais", a-t-il affirmé.

Dénonçant un "coup monté" politique, il a assuré qu'il ne céderait pas aux appels à se retirer. "Vous me vaincrez peut-être lors du vote final, mais vous ne me ferez jamais jeter l'éponge. Jamais."

Le juge joue gros à une époque marquée par une prise de conscience des dommages infligées aux femmes par les violences sexuelles. Le président Trump a fait savoir qu'il pourrait renoncer à son candidat et lui chercher un remplaçant si son accusatrice parvenait à le convaincre.

Celle-ci, Christine Blasey Ford, une universitaire de 51 ans, a témoigné avant le juge Kavanaugh pendant trois heures et demi.

"Terrifiée" mais habitée par le sens du "devoir", elle est revenue avec une émotion difficilement contenue sur cette soirée d'été entre lycéens, qui a "radicalement" changé sa vie, à 15 ans seulement.

Selon elle, Brett Kavanaugh et son ami Mark Judge, "totalement ivres", l'ont isolée dans une chambre alors qu'elle se rendait aux toilettes. Après l'avoir poussée sur un lit, le futur juge se serait jeté sur elle, tentant de la déshabiller tout en la touchant partout sur le corps.

"Je croyais qu'il allait me violer", a-t-elle assuré.

Lorsqu'elle a tenté de crier, Brett Kavanaugh a voulu l'en empêcher en plaçant sa main sur la bouche, a-t-elle dit. "C'est ce qui a eu l'impact le plus durable sur ma vie. J'avais du mal à respirer et j'ai cru que Brett allait accidentellement me tuer".

Questionnée sur la possibilité qu'elle puisse se tromper d'agresseur, la professeure de l'université de Palo Alto en Californie, s'est dite "absolument" sûre qu'il s'agissait bien de Brett Kavanaugh. "A 100%".

Un autre souvenir restera "indélébile": "c'est le rire, le rire bruyant des deux" garçons.

"Je n'ai jamais agressé sexuellement quiconque, ni au lycée, ni à l'université", a rétorqué Brett Kavanaugh, réfutant point par point les accusations de Mme Blasey Ford et soulignant les imprécisions de son témoignage.

Certes, "j'ai probablement bu trop de bière à l'occasion", a-t-il concédé, mais "je n'ai jamais eu de trou noir".

Les sénateurs démocrates qui ont tous loué le "courage" de Mme Blasey Ford, ont passé le juge au gril de leurs questions, sur son amitié avec Mark Judge ou sa consommation d'alcool notamment.

"Nous ne sommes pas ici pour juger Mme Blasey Ford mais pour un entretien d'embauche du juge Kavanaugh", avait déclaré dès l'ouverture des débats la sénatrice démocrate Dianne Feinstein.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Seaskua...
28/septembre/2018 - 13h26
seb2746 a écrit :

Le campus était au courant, les élèves et les parents aussi.
Mais il ne fallait pas faire "de vague" car la famille donné "beaucoup" à l'université donc on a classé rapidement l'affaire.

Comme TRES souvent dans les pays "développés".

Le fait que le campus, les élèves et les parents m'a échappé, alors que j'ai suivi le témoignage sur ABC. Je n'ai pas, non plus, entendu dans ce témoignage que l'université avait été accusée d'avoir étouffé l'affaire.

Le témoignage étant maintenant en ligne sur YouTube, si vous pouvez m'indiquer à quel moment elle donne les informations que vous citez, c'est avec plaisir. Ceci dit, je suis étonnée que des parents ne déposent pas immédiatement plainte pour une tentative de viol qu'aurait subi leur fille mineure.

Portrait de seb2746
28/septembre/2018 - 11h47
Seaskua... a écrit :

Elle a donc été agressée il y a 36 ans sur un campus américain. A-t-elle avisé la police du campus ? Non. A-t-elle informé ses parents ? Non. A-t-elle informé un professeur ? Non. A-t-elle déposé une plainte ? Non. A-t-elle le début de l'once d'une preuve de ce qu'elle avance ? Non !

Est-il possible qu'à 17 ans cet homme ait commis un tel acte ? Oui évidemment, surtout lorsque l'on sait la vie des campus, l'alcoolisation et l'esprit "Spring break", les fraternités, les cheerleaders et la pratique sportive universitaire. Cet esprit frappant d'ailleurs autant les filles que les garçons comme le déplore la police mexicaine qui parle de gamins dégénérés.

Mais le principe fondamental dans une société civilisée c'est le refus des accusations sans preuves surtout lorsqu'elles sont proférées plus de 30 ans après les faits ! Et ce n'est l'honneur de personne que de se laisser aller à oublier cela.

 

Le campus était au courant, les élèves et les parents aussi.Mais il ne fallait pas faire "de vague" car la famille donné "beaucoup" à l'université donc on a classé rapidement l'affaire.

Comme TRES souvent dans les pays "développés".

Portrait de Seaskua...
28/septembre/2018 - 11h00

Elle a donc été agressée il y a 36 ans sur un campus américain. A-t-elle avisé la police du campus ? Non. A-t-elle informé ses parents ? Non. A-t-elle informé un professeur ? Non. A-t-elle déposé une plainte ? Non. A-t-elle le début de l'once d'une preuve de ce qu'elle avance ? Non !

Est-il possible qu'à 17 ans cet homme ait commis un tel acte ? Oui évidemment, surtout lorsque l'on sait la vie des campus, l'alcoolisation et l'esprit "Spring break", les fraternités, les cheerleaders et la pratique sportive universitaire. Cet esprit frappant d'ailleurs autant les filles que les garçons comme le déplore la police mexicaine qui parle de gamins dégénérés.

Mais le principe fondamental dans une société civilisée c'est le refus des accusations sans preuves surtout lorsqu'elles sont proférées plus de 30 ans après les faits ! Et ce n'est l'honneur de personne que de se laisser aller à oublier cela.

 

Les plus vus