10/08 12:02

Le jeune handicapé privé de son chien d'assistance dans un magasin Carrefour de Toulouse décide de ne pas porter plainte et explique pourquoi - VIDEO

C'est une vidéo qui avait déclenché de vives réactions sur la Toile. Dans cette séquence tournée il y a une semaine dans un Carrefour Express de Rangueil, un quartier de Toulouse, on y voit un jeune Toulousain de 27 ans  souffrant d'une infirmité motrice cérébrale privé de son chien d'assistante dans le magasin.

Dans un message posté sur Facebook, le jeune homme annonce qu'il ne déposera pas plainte. "A la question de savoir si je compte déposer plainte, ma réponse est non. ", a-t-il affirmé. Et d'expliquer: "En effet je ne vois pas l'intérêt de me lancer dans une telle procédure en sachant que j'ai déjà obtenu les résultat que j'attendais..."

"Maintenant continuons ce combat pour la défense de nos droits, allons au-delà du virtuel...", a-t-il conclu.

Dans cette vidéo, on peut entendre un employé se diriger vers lui : «S'il vous plaît, le chien vous pouvez le laisser à l'entrée du magasin», lui dit-il, en lui proposant de l'aider à faire ses courses.

«Excusez-moi Monsieur, c'est un chien d'assistance», lui répond alors Kévin Fermine. C'est alors qu'intervient Odile Maurin, la  présidente de l'association Handi-Social, qui est en fauteuil. L'homme explique alors que s'agissant d'un «magasin alimentaire (...) les chiens ne sont pas autorisés», pour des raisons de «bon sens» et «d'hygiène».

Le Figaro avait expliqué que cette intervention avait été préparée car Kévin avait déjà vécu la même situation quelques jours avant, dans le même magasin. Un responsable du magasin avait d'ailleurs appelé la police en expliquant que le chien risquait de «lécher les légumes» et de «renifler les saucissons», expliquent nos confrères. Ajoutant que Kévin avait alors été exclu du magasin. 

Contacté par Le Figaro, Kévin Fermine avait expliqué être déjà en procès contre la SNCF pour discrimination: «J'en ai marre de faire valoir mes droits. J'ai ressenti une énorme frustration. Les rares lois qui existent doivent être appliquées». Et d'ajouter: «On ne veut pas taper sur les petits commerçants mais Carrefour est un grand groupe. Aucun directeur de magasin ne devrait ignorer ça, c'est important que les droits des personnes en situation de handicap progressent»

De son côté, Carrefour avait présenté ses excuses sur Twitter: "Bonjour, nous renouvelons toutes nos excuses pour les faits qui se sont déroulés vendredi dans notre magasin franchisé toulousain. Sachez que notre enseigne est engagée depuis plusieurs années en faveur des personnes en situation de handicap.", peut-on notamment lire.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de No user name
10/août/2018 - 18h24

Mais quelle genre d’assistance son chien peut-il lui apporter ? Il lui attrape la boîte de petit pois qui est en haut ? Tout ça ne sert qu’à faire tourner le moulin de la polémique à deux cts

Portrait de tobian
10/août/2018 - 14h00
Karma Level a écrit :

Au-delà du handicap et de la façon dont on accueille les handicapés, il faut aussi comprendre que, dans certains cas, faire entrer un chien dans un magasin où l'on propose des produits non emballés peut poser problème. Les associations doivent bien comprendre cela et, ne pas en tenir compte, c'est faire preuve d'absence d'ouverture aux autres. Le handicap quel qu'il soit ne doit pas se transformer en un "tout est permis puisque je suis handicapé".  Le respect de certaines règles va dans les 2 sens.

   Tout à fait de votre avis. Dans un litige entre une grosse société capitaliste et un handicapé, l'opinion publique a vite choisi. Mais en l'occurrence, il s 'agit d'un coup monté, la présidente de l'association n'était pas là par hasard. Je ne vois pas l'utilité d'un chien d'assistance à un handicapé moteur dans un supermarché, surtout si l'aide du personnel est proposée. Aide qu'il m'arrive d'apporter en cas de besoin, mais je n'aimerais pas du tout qu'un chien pisse sur des denrées alimentaires.

Portrait de Karma Level
10/août/2018 - 13h36

Au-delà du handicap et de la façon dont on accueille les handicapés, il faut aussi comprendre que, dans certains cas, faire entrer un chien dans un magasin où l'on propose des produits non emballés peut poser problème. Les associations doivent bien comprendre cela et, ne pas en tenir compte, c'est faire preuve d'absence d'ouverture aux autres. Le handicap quel qu'il soit ne doit pas se transformer en un "tout est permis puisque je suis handicapé".  Le respect de certaines règles va dans les 2 sens.

Les plus vus