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Affaire Benalla - Regardez le résumé en 60 secondes de l'intervention de Gérard Collomb ce midi devant la commission d'enquête parlementaire - VIDEO

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’est défendu ce matin de toute faute personnelle dans la gestion de l’affaire Benalla, renvoyant la responsabilité d’éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d’Emmanuel Macron, lors d’une audition cruciale à l’Assemblée nationale.

Entendu à partir de 10H00 par la commission des Lois de l’Assemblée dotée de prérogatives d’enquête, le ministre de l’Intérieur, appelé à la démission par des personnalités de droite comme de gauche, s’est défendu vigoureusement dans un propos liminaire, avant d’être soumis au feu nourri des questions des députés.

Gérard Collomb a affirmé avoir été informé le lendemain des faits par son cabinet de l’existence de la vidéo sur laquelle on voit Alexandre Benalla frapper et malmener deux manifestants en présence d’un autre observateur, Vincent Crase, employé de La République en marche (LREM).

Mais il a estimé que ce n’était pas à lui de saisir la justice de ces actes qu’il a de nouveau condamnés «avec la plus grande fermeté». «Ce n’est pas au ministre qu’il appartient de le faire. (...) Je considère que c’est à ceux qui sont en responsabilité dans leurs administrations, au plus près du terrain, de recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d’un signalement au titre de l’article 40» du Code de procédure pénale, a-t-il déclaré.

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Vos réactions

Portrait de Capri
24/juillet/2018 - 09h01

Je vous dis comment ça va se finir : "démission" du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda. Sa page Wikipedia a d'ailleurs été très subtilement modifiée ces tous derniers jours pour préparer les choses : "Le 5 juillet 2018, il est admis par limite d'âge à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 6 octobre 2018. Le 20 juillet, il est entendu comme témoin dans l'enquête sur l'affaire Benalla". C'est lui qui a pris la "sanction" trop faible (alors que le président de la République était en Australie et n'a sans doute pas vu la vidéo) et qui dans les faits, n'a apparemment pas été appliquée (on peut même se demander s'il y a eu "sanction" finalement -- il faudrait savoir si 50 % des revenus de M. Benalla pour le mois de mais ont été déduits -- 5000 euros au lieu de 10.000 !! -- facile, la comptabilité, l'URSAAF etc... sauront dire). Ca va aussi dans le sens de la "mission de réorganisation" confiée à Alexis Kohler. De toutes façons, tous les témoignages (ministre de l'Intérieur, préfet de police de Paris...) "pointent" vers le cabinet du président de la République... donc l'affaire est entendue.

Portrait de moije
23/juillet/2018 - 17h23

on se serait cru devant la diffusion d'un film avec De Funès , mais en moins drôle !

Portrait de MICMAH458
23/juillet/2018 - 14h30

Enfumage total : je n'étais au courant de rien, j'ai rien vu, on ne m'a rien dit.  J'ajoute que, s'il n'y avait pas eu les vidéo, on aurait aussi pu dire : pas vu, pas pris !!!

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