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Bouleversée, Memona Hintermann, journaliste et membre du CSA, raconte le jour où Kadhafi a tenté de la violer et comment elle s'est échappée - VIDEO

Ce matin, sur CNews, Pascal Praud est revenu dans "L'heure des pros" sur la garde à vue de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Sur le plateau, le journaliste a notamment reçu Memona Hintermann, membre du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Bouleversée, elle a raconté le jour où Kadhafi a tenté de la violer et s'est échappée.

"Dès en 1984, j'étais en situation de danger. En reportage, il s'est passé ce que j'ai raconté après (...) En 2007, quand Kadhafi a été reçu à Paris, moi je n'y croyais pas. Canal Plus m'avait invité dans "L'édition spéciale" avec Samuel Etienne et j'ai raconté", a déclaré la journaliste en "ne parlant pas au nom du CSA".

Avant d'ajouter : "J'étais en reportage en février 1984, lors de la guerre entre le Tchad - où se trouvait les troupes françaises - et la Libye, j’étais envoyée par France 3 - Fr3 à l'époque. Au moment de la conférence de presse, un journaliste du magazine Nouvelle Afrique est venu à ma rencontre et m'a dit que le colonel voulait me voir. J'étais ravie : j'allais avoir une interview. J'ai dit 'bien sur". Je suis montée dans une première voiture, puis dans une deuxième voiture, et je me suis retrouvée nez à nez avec lui. Il regardait partout et, de fil en aiguille, il a voulu changer de pièce".

Memona Hintermann a continué en déclarant  : "Au moment, où on a ouvert la pièce, il y avait une chambre à coucher que je verrai jusqu'à ma mort. Il m'a attrapé, jeté sur le lit, descendu la fermeture éclair de sa combinaison (...) Il m'a attrapé par les épaules et je me suis dégagée, j'ai ouvert la porte, je me suis lavée. J'ai demandé à partir, j'étais toute seule. Je lui ai dit : 'si je le raconte à mes collègues'. Il m'a regardé et m'a dit qu'il me tuerait. J'avais mes enfants. Donc il fallait se taire. (...) Le matin, le consulat de France m'a mis dans un avion. J'ai été escortée jusqu'à Paris, via Zurich. C'est le Quai D'Orsay qui, appelé par mon mari, m'a sauvé comme ça. En 2011, quand je suis repartie en Libye, les insurgés qui nous avaient hébergés m'avaient dit 'vous avez bien fait de ne pas revenir dans ce pays sinon il vous aurait assassiné".

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Vos réactions

Portrait de Valentin 1998
20/mars/2018 - 19h15

c'est pas lui qui avait une garde rapprochée qu'il appelait amazone?smiley

Portrait de Micheldu17.02
20/mars/2018 - 15h27
J.Purdey ® a écrit :

Pinaise ! Il devait avoir faim !

A l' époque, elle avait 32 ans. Là, elle en a 66.

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