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La BBC affirme que des membres de son service persan basés à Londres font l'objet de menaces de mort à cause de leurs reportage

La BBC a affirmé que des membres de son service persan basés à Londres avaient fait l'objet de menaces de mort à cause de leurs reportages, appelant les Nations unies à agir contre l'Iran pour défendre la liberté de la presse. Selon la BBC, son service en persan est la cible de Téhéran depuis son lancement en 2009, année d'élection présidentielle pour laquelle le gouvernement accuse des puissances étrangères de s'ingérer dans son processus électoral. Kasra Naji, correspondant spécial du service persan de la BBC TV, a déclaré aux médias à Genève que "plus de 20 d'entre nous, du personnel de BBC Persia et nos familles ont reçu des menaces de mort". Plusieurs personnes ont besoin d'une "protection policière" en Grande-Bretagne, a-t-il ajouté.

La BBC entend soulever ces inquiétudes cette semaine durant les débats du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève. Lundi, c'est l'ambassadeur britannique auprès des Nations unies à Genève, Julian Braithwaite, qui a condamné le traitement infligé à la BBC par l'Iran lors d'une réunion du Conseil des droits de l'Homme sur la situation en Iran. "Nous appelons l'Iran à abandonner les poursuites pénales contre le personnel de BBC Persia et à cesser le harcèlement de tous les journalistes et de leurs familles avec effet immédiat", a déclaré M. Braithwaite, se référant à une enquête lancée par Téhéran alléguant que le travail du service persan de la BBC constituait "un crime contre la sécurité nationale de l'Iran".

"La BBC a pris l'initiative sans précédent de faire appel aux Nations unies parce que nos tentatives de persuader les autorités iraniennes de cesser leur harcèlement ont été totalement ignorées", a expliqué le directeur général de la BBC, Tony Hall, dans un communiqué. A Genève, M. Naji a rapporté que la soeur d'une journaliste londonienne du service persan de la BBC avait été arrêtée en Iran en 2013 et détenue à l'isolement pendant 17 jours. Les autorités iraniennes avaient demandé à la journaliste de quitter la BBC ou d'espionner ses collègues en échange de la libération de sa soeur, mais elle avait refusé, selon M. Naji. La BBC indique n'avoir jamais reçu de réponse de Téhéran concernant ses préoccupations. Présent lundi lors des débats au Conseil à Genève, le secrétaire du Haut conseil iranien des droits de l'Homme, Mohammad Javad Larijani, n'a pas daigné répondre aux demandes de la BBC.

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