29/12 10:00

La directrice de la com' du site Konbini lynchée après avoir dénoncé un journaliste qui avait enquêté sur son interview de Macron

C'est une histoire qui a commencé par un scoop du Konbini du président de la République, Emmanuel Macron au Niger. Une interview de 2 minutes du Président, peu dérangeante mais qui est la seule expression du Président à ce moment là, alors que tous les autres médias avaient interdiction d'approcher Emmanuel Macron.

Le site Arrêt Sur Images a donc mené enquête afin de savoir pourquoi Konbini, une plateforme internet qui mêle actualité people et culturelle, buzz en tout genre et informations politiques, avait obtenu une telle exclusivité.D'après le site, qui a publié un article sur le sujet le 27 décembre, le mérite reviendrait à Ariane Vincent  rédactrice en chef du service politique de Konbini et également sa directrice de communication.

En outre, on y apprend qu'Ariane Vincent a, par le passé, travaillé pour différents services de communication du candidat à l'Elysée Hollande puis du gouvernement sous sa présidence, jusqu'en mai 2015. Emmanuel Macron ne lui est donc pas totalement inconnu, celui-ci ayant été secrétaire général adjoint du cabinet du président de mai 2012 à juillet 2014, puis ministre de l'Economie d'août 2014 à août 2016.

Arrêt sur Images dévoile en outre que le co-fondateur du site Konbini, David Creuzot, «faisait [...] partie de la délégation française qui accompagnait le chef de l'Etat lors de son déplacement» en Afrique, en novembre dernier. Une présence qu'a confirmée l'Elysée, qui ajoute que «Konbini voulait se développer en Afrique», selon des propos relayés par Arrêt sur Images.

Actuellement en vacances en Martinique, Ariane Vincent a alors tenté de riposter à cet article et  elle a choisi de mettre en cause l’auteur du papier, Robin Andraca, en le dénonçant auprès de ses employeurs (Arrêt sur image) dévoilant qu’il avait postulé pour être embauché à Konbini le 22 novembre dernier, allant même jusqu’à proposer une preuve de ses dires aux responsables d'Arrêt sur Images. Bref, un mot moment de délation publique...

En réaction, Arrêt sur Images, a décidé de diffuser en "accès libre" l'article incriminé, comme un pied de nez à la directrice de Kombini.

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