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Douze mois avec sursis, 300.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité requis à l'encontre du premier adjoint au maire de Marseille, Dominique Tian

Douze mois avec sursis, 300.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité ont été requis  à l'encontre de l'ex-député et premier adjoint au maire de Marseille Dominique Tian qui comparaissait en correctionnelle pour "omission dans sa déclaration de patrimoine" de 2012 et "blanchiment de fraude fiscale".

"Oui, il y a 51.000 Français qui ont régularisé des comptes en Suisse. Mais vous, vous êtes un élu qui a commis un manquement à la transparence qu'il doit aux électeurs, aux citoyens qui sont en demande de confiance et de respect envers leurs représentants", a expliqué le procureur Pierre Jeanjean dans ses réquisitions.

"C'est un fait isolé, un accident dans une vie par ailleurs honorable", a plaidé l'avocat du prévenu, Me Thierry Marembert en réclamant la relaxe de son client.

Le parquet avait délivré une citation directe à l'élu après que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée dans la foulée de l'affaire Cahuzac, a saisi le procureur de la République de ses doutes sur la sincérité de la déclaration de patrimoine de l'élu.

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Portrait de Députéhonnête-mdr
2/décembre/2017 - 15h07

Il s'en passe des belles dans les mairies de France ...

"Je peux te dire que je finirai par savoir" : à Bobigny, un tract collé par un "corbeau" fait l'effet d'une bombeEn mars 2014, la mairie de Bobigny bascule à droite. En juin, un tract est collé sur les murs de la ville. Il fait état des antécédents judiciaires d’une adjointe fraîchement nommée. Tout le monde cherche à savoir qui est le corbeau… Extrait de "Pièces à conviction".

Dans l’entourage proche de Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint Denis et président de l’UDI, un profil cristallise toutes les attentions : celui de Lynda Benakouche, la nouvelle chargée de mission des politiques sociales urbaines à la mairie de Bobigny, qui a basculé à droite en mars 2014, avec l’élection de Stéphane de Paoli.

En juin 2014, un tract apparaît sur les murs de la ville. Intitulé "J’attire votre attention", il fait état des antécédents judiciaires de la jeune femme : elle a été "condamnée, dans le passé, pour avoir séquestré et violenté une femme enceinte de six mois". Le texte enchaîne sur le CV de son compagnon, Jean-Christophe Soumbou, un membre du Gang des barbares incarcéré pour le meurtre d’Ilan Halimi. A la mairie, ce tract fait l’effet d’une bombe.

Mauvais polar à la mairie de Bobigny

Tout le monde cherche à savoir qui est le corbeau. Sabrina, l’une des adjointes au maire chargée de la petite enfance, est suspectée. Christian Bartholmé, premier adjoint au maire et directeur de cabinet de Jean-Christophe Lagarde, la convoque dans son bureau pour s’expliquer. A ses côtés, trois hommes : Kianoush Moghadam, ancien attaché parlementaire de Jean-Christophe Lagarde, Ramdan Ould-Ahmed, ancien président de l’association Phoenix, et Jonathan Berrebi, responsable de l’office HLM. L’entretien ressemble à un mauvais polar.

Méfiante, Sabrina a dissimulé un dictaphone dans ses sous-vêtements pendant l’entretien. La scène enregistrée est surréaliste. "Sabrina… Sabrina les gens t’ont vue coller ce putain de tract. J’ai des preuves comme quoi des gens qui te connaissent étaient là. Si j’avais la preuve Sabrina, crois-moi, ce serait déjà réglé cette histoire. Tu es entrée sur un terrain qui est dangereux pour toi." La jeune femme ne se démonte pas : "Je ne suis rentrée sur aucun terrain parce que je n’ai rien à me reprocher Kianoush. […] Et ça fait trente-trois ans que je suis ici." "Arrête de faire ton ancienne, je vais te mettre une baffe dans la tête. Ferme ta gueule. Tu crois que tu parles à qui, ici ? Tu parles à Kianoush. Il n’y a personne qui parle comme ça dans cette ville. Parle bien avec ta bouche de merde… Putain de merde !"

 Un entretien digne du "Parrain"

"Je peux te dire que je finirai par savoir. Moi, je veux te faire confiance, mais à toi maintenant de me dire, parce que c’est aussi dangereux pour tes miches. Moi, si je devais écouter tous les gens autour de moi, je serai déjà en train de te pendre par les cheveux, te montrer sur la place publique. Je veux pas le faire", assène Christian Bartholmé. "Tout le monde ne s’aime pas, reprend Kianoush Moghadam, mais on se supporte, on est là pour six ans. Parce que nous tous, on peut accéder à une certaine forme de promotion sociale. C’est ce que moi, et d’autres, on essaie de faire. On essaie de changer leurs comportements, changer leurs vieux démons. Moi aussi, mes vieux démons, ils me rattrapent mais j’essaie de me calmer. Tu vois ce que je veux dire, Sabrina ? Aujourd’hui, si j’apprends que c’est toi, je le dis devant Christian, je te retire tout ! Ton mari, tout ! L’appartement, même là où t’es, je te ferai expulser. Si jamais tu m’as menti, tu m’as pris pour un con, je te ferai expulser".

Article publié dans FranceInfoTV et Yahoo.

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