01/12 13:27

Une grève dans des imprimeries de Rennes et de Nantes a empêché ce matin la parution de la plupart des éditions du quotidien "Ouest-France"

Pour la deuxième fois en sept jours, une grève aux imprimeries de Rennes et Nantes, à l'appel de la Filpac-CGT, a empêché la parution vendredi de la plupart des éditions de Ouest-France, a-t-on appris auprès du syndicat et de la direction. La Filpac-CGT, qui réclame une revalorisation salariale, dit avoir effectué jeudi "une nouvelle proposition" à la direction afin de "sortir la tête haute du conflit".
"Plutôt qu'une hausse des salaires pour tout le monde, nous avons demandé le versement d'une prime de reconnaissance du travail effectué depuis 20 ans sur le DOF (l'édition dominicale de Ouest-France, NDLR). Mais cela a été catégoriquement refusé, avant même de pouvoir discuter du montant de cette prime", a indiqué Marc Jarnoux, délégué Filpac-CGT. Le syndicat, qui dénonce des "salaires gelés" depuis 2012 au sein du premier quotidien français, a d'ores et déjà lancé pour samedi soir un nouvel appel à la grève et à une non parution du dimanche Ouest-France, dont c'est le 20e anniversaire.
"On déplore très fortement cette situation, d'autant que nous sommes dans une phase de négociations", a déclaré à l'AFP Jean-Claude Kling, secrétaire général du groupe Ouest-France. "Une réunion avec l'ensemble des syndicats doit avoir lieu le 6 décembre afin de discuter de notre politique salariale pour 2018 et au-delà. Nous y ferons des propositions concrètes, mais la CGT exige d'obtenir quelque-chose dès cette année alors que notre résultat d'exploitation est proche de zéro. On
ne peut pas distribuer ce que nous n'avons pas gagné", a-t-il ajouté.

Selon la direction, chaque non parution entraînerait une perte de près d'un million d'euros pour l'entreprise au niveau notamment des ventes, des recettes publicitaires et des effectifs du centre d'appel, renforcés afin de répondre aux abonnés mécontents. Vendredi, seules les éditions papier de Ouest-France d'Angers et de la Sarthe, étaient disponibles, tout comme celles du Maine-Libre et du Courrier de l'Ouest. Les éditions numériques de Ouest-France, ainsi que celles de Presse-Océan, dont la version papier n'a pas non plus été imprimée, ont été mises à disposition gratuitement vendredi.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de ale35
1/décembre/2017 - 15h37

comme la semaine dernière

Portrait de mestoutou
1/décembre/2017 - 14h31

Dans ce cas vous achetez "le télégrame" il y a moins de grèves !