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La plupart des éditions de Ouest-France ne sont pas parues aujourd'hui en raison d'une grève aux imprimeries de Rennes et Nantes

La plupart des éditions de Ouest-France ne sont pas parues vendredi en raison d'un mouvement de grève aux imprimeries de Rennes et Nantes, à l'appel de la Filpac-CGT, pour réclamer une revalorisation salariale, a-t-on appris auprès du syndicat et de la direction. La CGT a "seule décidé de cette grève qui concerne seulement les rotativistes", a indiqué à l'AFP le rédacteur en chef de Ouest-France, François-Xavier Lefranc, en faisant valoir qu'en compensation de l'absence des éditions papier, "toutes les éditions numériques avaient été offertes gratuitement" aux lecteurs du premier quotidien régional français. Selon le tract de la Filpac-CGT, "les salaires à Ouest-France sont gelés depuis 2012 alors que la perte du pouvoir d'achat dépasse les 3%".

Les syndicats de journalistes ne se sont pas joints au mouvement. "Ça suffit ! On ne veut pas que 2017 soit une nouvelle année blanche", a déclaré à l'AFP Marc Jarnoux, délégué Filpac-CGT, menaçant d'appeler de nouveau à la grève le jeudi 30 novembre et le samedi 2 décembre si les négociations n'avançaient pas. "On laisse une semaine à la direction pour nous rappeler et discuter", a ajouté le syndicat, qui refuse que les augmentations de salaires soient "liées aux résultats de l'entreprise", comme le souhaite la direction. Selon cette même source, un débrayage de 2 heures a par ailleurs eu lieu jeudi soir à l'imprimerie d'Angers, où une grève avait déjà eu lieu en octobre dernier pour les mêmes raisons. Le Courrier de l'Ouest, Le Maine Libre et les éditions de la Sarthe et du Maine-et-Loire de Ouest-France ont tout de même pu paraître. Outre celles de Ouest-France, les éditions numériques de Presse-Océan, dont la parution a également été perturbée, ont été mises à disposition gratuitement vendredi.

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