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Un équipage d'Air France, interpellé en Argentine, a "vécu l'enfer" pour avoir refusé de surclasser la fille d'un ancien ministre

Hier, sur son site Internet, le syndicat d'hôtesses et stewards SNPNC a dévoilé les "48 heures d'angoisse" qu'a vécu un équipage d'Air France à Buenos Aires, après la plainte d'une passagère, fille d’un ancien vice-ministre de la Justice, en octobre dernier. "Ils se sont vus successivement interpellés par des forces de police, interrogés dans des conditions bafouant les droits fondamentaux, inculpés et pour certains incarcérés pour finalement être relâchés sans explications", précise le syndicat.

Le SNPNC explique que l'équipage a d'abord refusé à la passagère d'être surclassée, faute de place, puis a accepté de la changer de siège, en vol, après qu'elle s'est plainte "d'une attitude déplacée de son voisin". "A l’atterrissage, les services de police argentins ont immédiatement interpellé une partie de l’équipage", retenue pendant 6 heures au commissariat de l’aéroport, puis convoqué la totalité le lendemain au tribunal de Buenos Aires, selon le syndicat.

Au tribunal, le chef de cabine principal aurait été "enfermé dans une pièce d’un mètre carré, sans possibilité de s’asseoir, ni de boire et manger et ce pendant plusieurs heures", sans"aucune explication" et alors que "deux gardes armés étaient constamment placés devant la porte", un "traitement humiliant" qui l’a "profondément bouleversé". Celui-ci a "subi un véritable interrogatoire par le juge, mais également par l’ancien vice-ministre de la Justice, père de la plaignante", qui l’a questionné "directement et à plusieurs reprises", avant qu’il ne soit  "purement et simplement relâché sans excuse ni explication".

Dans une déclaration écrite, la direction d’Air France, "particulièrement choquée" par les événements, indique avoir "demandé aux autorités compétentes de faire la lumière sur cette affaire". De son côté, Jean-Marc Janaillac, le président de la compagnie, "a fait connaître au ministère des Affaires étrangères son indignation quant aux conditions de convocation et de détention arbitraires dont l’équipage d’Air France a été victime".

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Vos réactions

Portrait de Rond de cuir
14/novembre/2017 - 22h52

Tout est bien qui finit bien !

Portrait de josie2012
14/novembre/2017 - 21h23

pour qui elle se prend ! Ce pays se regarde trop le nombril

Portrait de burgiba
14/novembre/2017 - 13h24

Réponse des autorités argentines: "On a fait pareil à des Colombiens et des Américains, de quoi vous plaignez-vous ?"

La seule question qui vaille est "La compagnie Air France aura-t-elle les "corones" de bannir cette passagère de ses futurs vols en absence d'excuses ?"

Perso, j'interdirai de territoire toute la famille (fille, père, mère et fratrie) et le juge qui s'est rendu complice de cette mascarade, mais je ne dois pas vendre d'avions de chasse à l'armée argentine.

Portrait de Marco95
14/novembre/2017 - 13h14 - depuis l'application mobile

Un peu bizarre comme même cet histoire. Je pense que les gars de la compagnie en rajoute.

Portrait de HmidouHmidi
14/novembre/2017 - 11h19

Et ça, c'est juste la fille d'un ex-vice-ministre de la justice. Pas le ministre, le vice-ministre.

Comme on dit chez nous, le grand chef de la petite gare. C'est-à-dire quelqu'un qui n'est rien et qui veut montrer qu'il est quelque chose. Comportement typique des petits chefs. Cela aurait été la fille d'un ex-ministre, cela ne se serait pas passé ainsi (ou peut-être pire).

Portrait de Jarod26
14/novembre/2017 - 10h34
plus de peur que de mal

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