14/10/2017 11:31

Les programmes de France Télévisions perturbés mardi en raison d'une grève lancée pour protester contre la baisse des crédits

Les programmes des chaînes de France Télévisions pourraient être perturbés mardi, en raison d'un appel à la grève lancé par plusieurs syndicats pour protester contre la baisse des crédits du groupe public décidée par le gouvernement.

La CGT, la CFDT-Médias et FO, syndicats les plus importants au sein du groupe, ont appelé le personnel à cesser le travail, à l'occasion de l'ouverture du débat à l'Assemblée nationale sur la loi de Finances 2018.

Un rassemblement est également prévu à 13H00 à côté de l'Assemblée. Ces syndicats protestent contre la décision du gouvernement, qui a annoncé fin septembre une baisse du budget de l'audiovisuel public l'an prochain, et en particulier de celui de France Télévisions.

En vertu de cet arbitrage, les crédits du groupe public doivent diminuer de 29,8 millions en 2018 par rapport à 2017, à 2,57 milliards d'euros. Mais la réduction est encore plus importante, autour de 50 millions, par rapport à la trajectoire prévue par le contrat d'objectifs et de moyens (COM) signé par le groupe fin 2016 avec l'ancien gouvernement.

"Cette annonce brutale intervient dans un moment d'extrême tension dans l'entreprise, déjà soumise à des plans d'économies successifs" et "va aggraver le mouvement de casse" de l'entreprise, dénoncent les trois syndicats, qui demandent notamment un financement "à la hauteur des enjeux, pérenne et stabilisé", et "l'arrêt des suppressions d'emplois et de la dégradation des conditions de travail".

France Télévisions, qui employait en 2015 environ 9.750 équivalents temps plein, est déjà engagé dans un plan de suppression de 500 postes d'ici 2020, annoncé en juillet 2016. Si le gouvernement avait fermé la porte en septembre au retour de la publicité après 20H sur le service public, qui aurait pu regonfler les caisses de France Télévisions, les députés ont atténué jeudi en commission les coupes décidées par le gouvernement. Ils les ont en effet ramenées autour de 10 millions d'euros par rapport au budget 2017, essentiellement grâce au report d'un an de l'arrêt des publicités autour des émissions pour enfants diffusées sur le service public.

Malgré ce coup de pouce, l'appel à la grève a été maintenu, a-t-on précisé à la CGT, dans la mesure où les mesures adoptées en commission n'ont pas encore été votées et ne compensent pas totalement les coupes budgétaires. fpo/ial/it

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