22/09 16:18

"Le CSA opposé au retour de la pub après 20h sur France Télévisions", annonce son président Olivier Schrameck

Le CSA est opposé au retour de la publicité après 20H00 sur les antennes de France Télévisions, a souligné vendredi le président du Conseil Olivier Schrameck dans un entretien au Monde. "Quant à France Télévisions, nous ne sommes pas favorables au retour de la publicité après 20H00. Le service public doit cultiver sa spécificité et jouer pleinement son rôle d'éducation et de cohésion sociale, au bénéfice des téléspectateurs", a souligné Olivier Schrameck. "S'il se banalise, alors il aura beaucoup plus de mal à remplir ces missions. Et le risque existe : la place du service public n'est pas une évidence, cela restera toujours une question (...) Le public du service public est naturellement publiphobe", a précisé le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel. France Télévisions devra affronter en 2018 une baisse du budget de l'audiovisuel public, qui représentera au total 80 millions d'euros pour l'ensemble des entreprises du secteur par rapport à ce qu'avait prévu l'ancien gouvernement.

Le groupe devra également faire une croix sur la publicité dans les programmes jeunesse à partir de l'année prochaine. La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, avait déclaré fin août que le groupe pourrait "faire de la publicité après 20H00 sans problème, mais il ne faut pas qu'on coupe les oeuvres". "Ce spot de pub entre le journal télévisé et le programme de première partie de soirée, celui pendant lequel on couche les enfants ou on fait la vaisselle, c'est 80 millions d'euros par an de revenus potentiels!", a précisé Delphine Ernotte mi septembre au magazine Society.

S'exprimant au nom de l'ensemble du conseil, le président du CSA a également plaidé de nouveau pour une "remise à plat" du statut du CSA, fixée par un texte de loi de 1986, "ravaudé, de plus en plus complexe", selon lui. Il suggère de développer "d'autres formes de régulation", comme "l'autorégulation" ou "la corégulation". "Pratiquons ce que l'on appelle désormais le droit souple, qui permet d'avoir un échange valorisant pour nos partenaires, via des labellisations, par exemple", a demandé Olivier Schrameck. Interrogé sur l'amende record qui a été infligé à l'émission de Cyril Hanouna après un débordement jugé homophobe, Olivier Schrameck a souligné qu'il n'y a "aucun acharnement propre à Touche pas à mon poste ou C8. Quant aux réactions que cela a pu provoquer, le CSA a l'habitude de ne pas être populaire, il est plus souvent en situation d'avoir à dire non que oui".

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Vos réactions

Portrait de Wouhpinaise
22/septembre/2017 - 18h37

C'est est moyen "facile" pour une chaîne de gagner de l'argent. Je n'ai jamais compris sa suppression après 20h00 (qui devait ensuite être effective sur la journée complète si ma mémoire est bonne - idée qui a été finalement abandonnée). Et je ne vois pas en quoi de la pub après 20h00 va affecter le "rôle éducatif" et la "cohésion sociale" d'une chaîne. N'importe quoi !

Portrait de Quentin Chapuis
22/septembre/2017 - 18h29 - depuis l'application mobile

perso la pub entre les programmes ne me dérange pas, ça permet de faire un café ;-) ce qui est chiant par contre c'est que si l'on regarde PBLV sur France 3 et qu'ensuite on souhaite regarder un film sur France 2 on loupe forcément le début. Il faudrait accordé l'heure de diffusion des programmes à 21h ou supprimer les programmes courts, souvent pubs cachées, pour pouvoir apprécier les diffusions ...

Portrait de djbaxter
22/septembre/2017 - 18h04

Pour le retour de la pub ET de l'abonnement de force à 116 euros au lieu de 139.

Portrait de valentine89
22/septembre/2017 - 16h48

ne surtout pas omettre tous ces messages et autres parrainages  - FR3 centre nous envoie pubs appels aux dons pendant plus de 10 m - et les autres publicités avant ou entre les programmes - c'est de la publicité qui ne dit pas son nom !

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