31/08/2016 10:00

Loi Travail: L'abrogation reste l'objectif pour les opposants, les manifestations reprendront le 15 septembre

Les syndicats opposés à la loi travail veulent encore croire à une abrogation, à coup de meetings et manifestations, mais la mission relève de la gageure après quatre mois de mobilisation infructueuse, et un gouvernement passé à d'autres dossiers, à quelques mois de la présidentielle.

"L'abrogation reste le mot d'ordre", a souligné mardi Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, lors d'une conférence de presse.

"Une loi qui était mauvaise au printemps est toujours mauvaise à l'automne", a-t-il ajouté à propos de ce texte, considéré par ses détracteurs comme insuffisamment protecteur pour les salariés.

Une manifestation, la treizième, aura lieu à Paris le 15 septembre à l'appel des sept syndicats qui mènent le "combat" depuis mars.

Des manifestations sont d'ores et déjà prévues dans une quarantaine d'autres villes.

Or, malgré les 12 journées précédentes, le gouvernement est resté inflexible, en dégainant à trois reprises l'article 49-3 pour adopter le texte sans vote, puis en le promulguant le 8 août. Et il veut aller vite, prévoyant de publier une majorité de décrets d'ici la fin de l'année.

En pleine campagne pour les primaires à droite et à gauche, focalisées sur les questions identitaires et sécuritaires, M. Martinez a dénoncé la polémique autour du burkini, "une course effrénée pour stigmatiser une partie de la population", "une course à l'échalote de celui qui va être plus à droite que l'autre".

Il a réclamé que "les questions sociales soient au coeur des débats" car "la France a les moyens de financer des politiques sociales".

Concernant la loi travail, l'intersyndicale garde en tête le précédent du contrat première embauche (CPE), promulguée mais jamais appliqué. Seule différence, il y a dix ans, les organisations de jeunesse étaient extrêmement motivées. Cette fois, tout en continuant de faire partie de l'intersyndicale, leur présence dans les manifestations s'était progressivement étiolée à l'approche des examens.

Le 15 septembre sera l'occasion de sonder leur motivation, quelques jours avant le départ du populaire président du premier syndicat étudiant (Unef), William Martinet. Mercredi soir, les sept syndicats se réuniront pour décider des modalités de cette journée, mais aussi de la suite à donner au mouvement, a souligné M. Martinez.


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Vos réactions

Portrait de BUCK JOHN
31/août/2016 - 11h39

Lamentables ces syndicats de la fainéantise organisée !

Portrait de Caramella
31/août/2016 - 10h52
C'est reparti pour un tour

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