16/04/2016 09:43

La ministre de la Culture qualifie de "provocation" la lettre du patronat réclamant au régime des intermittents une économie de 185 millions d'euros

La ministre de la Culture, Audrey Azoulay, qualifie de "provocation" la lettre de cadrage du patronat réclamant au régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle une économie de 185 millions d'euros, dans une interview à paraître samedi dans Libération.

Ce document, signé par le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC), demande 185 millions d'euros d'économies en année pleine d'ici à 2018, mais suggère que l'État en compense une partie, à hauteur de 80 millions.

"Le cadrage adressé au monde du spectacle est une provocation", déclare la ministre.

"Une économie se situant autour de 100 millions, après ceux de la précédente convention (d'assurance-chômage, ndlr), constituera déjà un effort très important pour la profession", affirme-t-elle.

Le cadrage réclamant 185 millions d'économies "est clairement un appel explicite à ce que ce soit le gouvernement qui finance une bonne part des économies", estime la ministre.

"L'Etat ne laissera pas tomber les intermittents, il ne permettra pas que ce régime soit dans l'impasse", assure-t-elle. Evoquant les négociations en cours, elle indique avoir "bon espoir qu'un accord sera trouvé fin avril".

Mme Azoulay se dit par ailleurs "inquiète pour la saison" des festivals qui s'annonce au vu du "désengagement important de certaines collectivités locales".

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Vos réactions

Portrait de taine66
16/avril/2016 - 10h25

Le systéme de tému,ération des intermitents est en soi une abération au regard du systéme de l'allocation chomage "traditionnelle". Egalité !!!!

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