24/02/2016 09:41

USA: Le gouvernement exige d'Apple l'accès à une douzaine d'iPhones

Les autorités américaines exigent la collaboration d'Apple pour obtenir l'accès à au moins une dizaine d'iPhones dans différentes enquêtes, en plus de celui utilisé par les auteurs de l'attentat de San Bernardino, révèlent des documents judiciaires.

La multinationale a fourni une liste de différentes affaires en cours où elle s'oppose aux injonctions de la justice américaine, qui souhaite pouvoir obtenir les données stockées dans certains smartphones de la marque. Un de ces dossiers concerne par exemple un trafic de stupéfiants à New York.

"Apple a refusé d'intervenir sur les appareils concernés par ces injonctions", écrit Marc Zwillinger, l'avocat du groupe, dans une lettre datée du 17 février dernier.

Apple et le ministère de la justice américain ont engagé un bras de fer autour des questions du cryptage, de la protection de la vie privée et des nécessités des enquêtes policières, les enquêteurs voulant accéder au contenu de l'iPhone 5c utilisé par Sayed Farook, l'un des deux auteurs décédés de l'attaque jihadiste de San Bernardino (14 morts en décembre).

Le FBI se défend de vouloir violer le cryptage de qui que ce soit ou de vouloir créer un passe-partout pour accéder à tous les smartphones.

Ces nouvelles révélations viennent toutefois conforter la position d'Apple qui affirme que la demande officielle ne peut concerner un seul téléphone visé par une enquête, et que la création d'une "porte dérobée" mettrait en péril la protection des données de centaines de millions d'utilisateurs.

Apple s'est dit prêt lundi à soutenir la création d'un groupe d'experts pour évoquer le cryptage de ses appareils mobiles si les autorités américaines mettent fin à leurs efforts pour le forcer à débloquer l'iPhone de San Bernardino.

Selon un sondage Pew publié lundi, une majorité d'Américains penchent en faveur du FBI dans ce cas et appuient la demande de déblocage du téléphone.

Les exigences de la justice américaine suscitent la colère des défenseurs des libertés civiles, qui y voient le risque de déclencher une surveillance débridée aux Etats-Unis, - déjà secoués ces dernières années par le scandale de l'espionnage de l'Agence américaine de renseignement NSA. Mais d'autres accusent à l'inverse Apple d'entraver une enquête vitale en terme de sécurité.


Le patron d'Apple refuse de décrypter l'iPhone... par morandini

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Vos réactions

Portrait de Caramella
2/mars/2016 - 08h51
Du grand n'importe quoi
Portrait de Forever
2/mars/2016 - 06h00
Ridicule Apple
Portrait de bress01
24/février/2016 - 15h50

Le problème avec le cas Apple/FBI, c'est qu'Apple a peur qu'en créant un tel programme, il puisse être dérobé et détourné. Moi je comprends leur position. Et pour ceux qui disent qu'il n'y a rien de sensible dans un téléphone, j'aimerai leur rappeler qu'il y a dans beaucoup de téléphones le numero de carte bancaire par exemple, ou plein de mots de passe mémorisés. Apple veut bien aider le FBI, il le fait déjà parfois, mais il ne veut pas créer un programme qui n'existe pas aujourd'hui par sécurité.

Ce n'est pas un problème de liberté, mais de securité.

Portrait de reiletuag
24/février/2016 - 15h20
SecretLover123 a écrit :

Il s'agit là d'un terroriste, mais ça pourrait très bien être un criminel quelconque ou un trafiquant de drogue. Si tu es clean, tu ne devrais pas craindre que la police débloque ton iPhone. Et de toute façon je doute qu'il qu'il y ait des gens qui mettent des données sensibles sur leur téléphone s'imaginant qu'il est inviolable.

 

C'est un peu la même histoire pour l'Etat d'Urgence en France. Il y a une poignée de personnes qui sont contre au nom des libertés alors que l'immense majorité des Français qui ne sont pas des criminels ne voient pas de problème à ce qu'on restreigne un peu nos libertés pour nous protéger du terrorisme. Personnellement je suis même rassuré qu'on me demande d'ouvrir mon sac à dos quand je vais dans certains lieux publics.

Parce que malheureusement les gens semblent ignorant de l'histoire ou ne voie pas plus loin que le bout de leur nez, bien sur que de nos jours en France, les personnes honnêtes non rien à craindre de ces mesures, ce n'est pas le débat.

 

Mais soyons réaliste sous Vichy par exemple, pour ne pas remonter trop loin dans l'histoires, tu crois que ces outils de surveillance auraient servit à arrêter les voleurs de sac à main, ou à tuer dans l’œuf toute forme de résistance au régime Nazi ?

Et poussons le raisonnement plus loin, quitte à rentrer dans le peu probable, ont nous dit en guerre contre DAESH, imaginons 2s qu'il la gagne cette guerre, tu crois que toute ces caméras de surveillances, ces bases de données ou ces moyens d'écoutes, une fois mise à leurs disposition va favoriser la lutte de nos enfants voulant se battent pour retrouver notre mode de vie d'avant, laisse moi en douter.

Cela restant valable pour une autres guerres, un autre coup d'état, une autre révolution, dans un futur à venir que nul ne peut prévoir, la seul constante étant la nature humaine et ses travers.

Il ne peut y avoir de liberté, si un gouvernement dispose de moyens empêchant de lutter pour elle, et notre histoire est remplis de héros de la liberté qui furent un temps appelés criminels par des gouvernements.

 

"Quiconque sacrifie sa liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l'un ni l'autre" ; bien que la citation soit éculée, elle n'en demeure pas moins juste.

Portrait de reiletuag
24/février/2016 - 10h34
SecretLover123 a écrit :

En refusant, Apple se fait complice des criminels (peut-être veulent-ils gagner des parts de marché chez eux ?). Aux USA, c'est tout pour le fric. La vente d'armes n'est pas réglementée car elle rapporte beaucoup d'argent et tant mis si ça fait de morts. Apple refuse de débloquer l'Phone d'un terroriste s'imaginant que les gens ne leur feront plus confiance et seront moins nombreux à en acheter.

 

Apple perd son temps à tenter de convaincre l'opinion publique. Aucune personne sensée ne peut les soutenir face aux terroristes.

On à probablement statiquement parlant plus de chance de mourir on tombant de ses escaliers que d’être victime du terrorismes, et pourtant au noms de cette peur, les gens semblent près à renoncer à nos libertés individuelles.

Espéreront que les Jean Moulin du futur n'est pas de raisons de nous maudirent pour notre négligence.

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