18/09/2015 10:11

Charlie Hebdo défend ses dernières caricatures controversées sur les réfugiés en Europe et le petit Aylan

Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo a défendu jeudi les dernières caricatures du journal sur les réfugiés en Europe et le petit Aylan, qui lui ont valu d'être accusé de racisme sur les réseaux sociaux.

"Ces dessins sont satiriques et la satire doit provoquer un choc. Si cela ne provoque pas de choc il ne s'agit pas d'un bon dessin", a déclaré Gérard Biard à la presse à l'occasion de la remise à l'hebdomadaire d'un prix allemand sur la liberté d'opinion et la démocratie, le M100 Media Awards, décerné chaque année par un jury composé de journalistes du monde entier. Il réagissait à la publication par Charlie Hebdo de caricatures faisant de l'humour noir à propos notamment de la mort récente du petit Aylan, retrouvé noyé sur une plage turque et devenu symbole du drame des migrants en Europe.

Ces caricatures ont suscité des critiques sur les réseaux sociaux, l'hebdomadaire se voyant accuser de racisme à l'égard des réfugiés. Un avocat britannique et militant des droits de l'Homme, Peter Herbert, a accusé sur Twitter le journal d'être "une publication purement xénophobe". Ces dessins parlent du drame des milliers de réfugiés "qui cherchent un refuge en Europe et à qui on est seulement en mesure d'offrir la société de consommation", a répondu M. Biard.

"C'est l'opinion du dessinateur, on est en droit de ne pas être d'accord", a-t-il ajouté, tout en rejetant les critiques sur les réseaux sociaux dont beaucoup selon lui étaient "des appels au meurtre" contre la rédaction du journal satirique. "Cette controverse a émané des soi-disant réseaux sociaux et si vous regardez les messages beaucoup d'entre eux appelaient à +finir le travail+ du mois de janvier, il s'agissait d'appels au meurtre", a-t-il déploré.

L'attaque le 7 janvier au siège du journal avait coûté la vie à 12 personnes, dont cinq de ses dessinateurs. La remise du prix au journal dans le château de Sans-souci à Potsdam, près de Berlin, a été l'occasion d'un très important déploiement de forces de l'ordre pour assurer la sécurité du rédacteur en chef du journal.

M. Biard a estimé que le prix attribué à son journal était "important car non seulement c'est un prix pour la liberté d'expression et de conscience" mais, "le plus important pour nous", il est attribué "par l'ensemble de la presse de tous les pays".

"Même si tout le monde n'est pas d'accord avec ce que nous publions chez Charlie (...) pour nous c'est un grand réconfort", a-t-il dit.

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Vos réactions

Portrait de mpatml
18/septembre/2015 - 14h30

" Il faut repérer et traiter tout ceux qui ne sont pas Charlie! "

Portrait de Bob le moche
18/septembre/2015 - 12h23

ya rien a défendre c'est un dessins, ceux qui s'offense d'un simple dessins ne valent pas mieux que des extrémistes. De toute façon cette mode de devoir se soucier du ressenti des autres face à tous ce qu'on peut dire ou faire, c'est tellement minable. Dans un monde normal, tu dit ce que tu as à dire, et si ça offense une personne, c'est son problème pas le tiens. o_o

Portrait de schch
18/septembre/2015 - 12h06

Réactions outrées sur un dessin mais passivité contre les éructations xénophobes quotidiennes que l'on peut lire dans les com.

 

Ah oui, c'est les mêmes.

Portrait de sam93
18/septembre/2015 - 11h23 - depuis l'application mobile

Ils étaient pathétiques, ils sont pathétiques et ils resteront pathétiques. Parler de ce torchon c'est lui donner de l'importance.

Portrait de bush
18/septembre/2015 - 11h03

En fait, ce dessin ressemble presque plus a la photo originale que celle recadrée et diffusée par les médias.

 

Sur la photo originale, le plan etait plus large, comme ici, et exactement a la place du panneau publicitaire on pouvait voir 2 pecheurs, tranquillement assis devant leurs cannes a peche, et se foutant manifestement de la présence de ce petit cadavre, et 2 policiers qui tournaient le dos a l'enfant occupés a faire autre chose.

 

La photo a été recadrée par tous les medias en faisant un gros plan uniquement sur l'enfant noyé.

 

Caricatures et réalité sont parfois plus cruelles.

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