16/05/2015 12:03

Google a réglé son conflit avec Max Mosley qui réclamait le retrait d'images de ses ébats sadomasochistes

Le moteur de recherche américain Google a réglé son conflit avec Max Mosley, l'ex-patron de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) qui réclamait le retrait d'images de ses ébats sadomasochistes ayant fait scandale en 2008, ont annoncé des représentants des deux parties.

Le Britannique âgé de 75 ans réclamait depuis plusieurs années du groupe américain qu'il retire de son puissant moteur de recherche les images le montrant avec des femmes en tenues pouvant évoquer des uniformes nazis. Ces images avaient été rendues publiques en mars 2008 par le tabloïd britannique News of the World, qui a depuis disparu, et avaient suscité un énorme scandale.

Certains avaient alors réclamé la démission de Max Mosley de son poste, qu'il occupait depuis 1993, de président de la FIA, instance de régulation des sports automobiles, notamment de la F1. Mais il avait finalement conservé ses fonctions jusqu'en novembre 2009. Vendredi, Google et l'avocate allemande de M. Mosley, Tanja Irion, ont finalement annoncé à l'AFP le règlement du conflit "pour la grande satisfaction des deux parties", alors qu'un tribunal allemand devait statuer mardi prochain en appel sur une demande de retrait des images proposées par le site allemand de Google.

Vendredi à la mi-journée, une vidéo montrant ces ébats était toutefois toujours accessible via ce moteur de recherche. 

L'accord s'applique à "tous les pays", a précisé Klaas Flechsig, porte-parole de Google Allemagne. Mais aucun détail du règlement, "confidentiel" selon le porte-parole, n'a été révélé par les deux parties.

"L'accord est confidentiel. Je suis satisfait et ne souhaite pas le mettre en danger", a de son côté déclaré M. Mosley à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. L'affaire avait éclaté en mars 2008, lorsque News of the World avait diffusé des images, filmées en caméra cachée, montrant M. Mosley en train de se faire dominer par cinq prostituées qui s'exprimaient partiellement en allemand et portaient des uniformes présentés par certains comme des tenues nazies.

D'autres prostituées étaient vêtues de tenues rayées rappelant celles des prisonniers des camps de concentration.

Max Mosley, fils d'un ancien responsable du mouvement fasciste britannique des années 30, avait démenti toute connotation nazie et crié à la violation de sa vie privée.

En juillet 2008, la Haute cour de Londres lui avait donné raison sur ce point, estimant que la séance n'avait aucun caractère nazi. Elle avait condamné le groupe de presse News Group Newspapers, qui publiait News of the World, à lui verser 60.000 livres (environ 76.000 euros à l'époque).

M. Mosley avait ensuite réclamé à Google le retrait des images toujours visibles sur internet, obtenant gain de cause fin 2013 et début 2014 devant des tribunaux français et allemand. Les images "violent l'intimité du plaignant car elles le montrent en pleine activité sexuelle", avait notamment conclu en janvier 2014 le tribunal de Hambourg (nord), jugeant "inimaginable d'autoriser la publication de ces photos, dans quelque contexte que ce soit".

Selon ce tribunal, le moteur de recherche américain risquait de payer jusqu'à 250.000 euros d'amende s'il continuait de laisser apparaître les clichés incriminés.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Les plus vus