28/04/2015 15:45

A Londres, 24 heures de marathon... informatique!

A chacun son épreuve d’endurance: certains courent, comme les milliers de marathoniens ayant arpenté dimanche les rues de Londres, d’autres programment non-stop 24 heures durant, en rêvant d’inventer la prochaine application qui bouleversera internet.

Le cliquetis rapide des claviers de centaines d’ordinateurs portables résonne comme un vrombissement sous les élégantes arcades de métal du Tobacco Dock, un ancien entrepôt à tabac du centre de la capitale britannique.

L’ambiance est studieuse, les visages concentrés. Les tables sont jonchées de câbles informatiques, clefs USB mais aussi de canettes de soda et paquets de bonbons.

Derrière les écrans, il y a quelque 200 concurrents de l’édition londonienne de «BattleHack», un hackathon organisé par PayPal, le géant américain du paiement en ligne.

«Un hackathon, ce sont des développeurs informatiques qui vont travailler sur de nouvelles applications pendant 24 heures. C’est comme un marathon», explique John Lunn, un responsable de Braintree, filiale de PayPal.

De fait le terme hackathon est un néologisme constitué des mots «hack», qui signifie bidouillage, et «marathon». En bref, il s’agit d’une compétition opposant des développeurs informatiques.

Répartis en équipes, ils ont 24 heures pour créer un programme susceptible de «faire de Londres une ville meilleure», dit John Lunn. «En créant une application pour aider les personnes dans le besoin, ou celles qui ont des difficultés à trouver une place de parking.»

Le gagnant se verra offrir un billet pour la Silicon Valley, où la finale de BattleHack aura lieu à la mi-novembre, avec à la clef une récompense de 100.000 dollars.

Mais l’épreuve profite également à l’organisateur, puisque les participants ont l’obligation d’utiliser les interfaces de PayPal et de Braintree pour confectionner leurs applications.

«Ainsi on peut apprendre d’eux ce qui marche et ce qui ne marche pas», souligne John Lunn.

Pour gagner, chacun sa méthode, le plus important n’étant pas tant d’aligner les lignes de codes informatiques que de trouver le concept inédit, l’idée géniale, de celles qui ont propulsé Instagram ou Twitter au firmament.

Et la créativité emprunte parfois des sentiers tortueux. Keit Kollo, étudiante en mode, tâche ainsi de découper une plaque de plexiglas pour fabriquer un prisme en 3D dans lequel seront projetées des images.

«Cela créera une sorte d’hologramme» utilisable avec les logiciels de visiophonie, avance la jeune femme, dont la longue chevelure bicolore, brune d’un côté, blonde de l’autre, dégringole sur ses épaules.

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Vos réactions

Portrait de Kesnhi74
28/avril/2015 - 17h16

C'est marrant.. ca fait plusieurs année que des joueurs/Youtubeur font des marathon 24h/48h sur du jeu vidéo au profit d'association, qui ramène quelque centaine voir miliers d'euros.. Mais on en parle pas... Toute façon, ce n'est "que" du jeu vidéo ! Le truk sans intérêt qui rend débile les gens. #troll 

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