03/04/2015 09:57

France télévisions: Rémy Pflimlin promet des programmes plus audacieux s'il est reconduit

Le président de France Télévisions Rémy Pflimlin, 61 ans, a assuré mercredi qu'il prendrait "plus de risques" dans ses programmes s'il était reconduit à son poste, brigué par 32 autres candidats.

Entre 2010 et 2015, "nous avons au cours de ces cinq années fait un travail considérable pour créer l'entreprise unique" réunissant les cinq chaînes, a-t-il déclaré devant l'AJM (Association des journalistes médias).

"Il faut maintenant qu'on se tourne davantage vers la créativité, autant dans le fonctionnement de l'entreprise que dans la prise de risques sur les programmes", a-t-il fait valoir, ajoutant qu'il souhaitait continuer à travailler avec son équipe actuelle.

Selon lui, l'amélioration des fictions sur les chaînes publiques, réclamée par le CSA et le récent rapport de Marc Schwartz, a déjà commencé.

"Après le rapport du CSA, la fiction s'est incroyablement redressée", a dit M. Pflimlin, soulignant qu'il fallait plusieurs années pour faire aboutir une fiction. "Quand je suis arrivé à France Télévisions en 2010, les fictions étaient bouclées pour deux ans", a-t-il dit.

Il a ainsi loué de nouvelles séries de France 2 comme "Chef", "Les Témoins" ou encore "Disparue", qui passera en avril.

Depuis 2010, la proportion s'est par ailleurs inversée entre les séries, qui représentent désormais 70% des créations, et les téléfilms unitaires, réduits à 30%.

"Mais nous devons, en fiction, faire baisser les coûts unitaires pour dégager des moyens pour développer la fiction en 2e partie de soirée, plus créative", a-t-il expliqué.

France Télévisions, qui a lancé un vaste plan d'économies depuis 2012, a obtenu des réductions de "10 à 15%" sur les coûts des émissions dites "de flux" (talk-shows, jeux, magazines...).

Il s'est par ailleurs félicité de la hausse de 4,5% des recettes publicitaires du 1er trimestre 2015 par rapport au 1er trimestre 2014.

Interrogé par ailleurs sur la crise à Radio France, il a jugé que le groupe des radios publiques était "confronté à la situation à laquelle nous mêmes étions confrontés en 2012: le choc d'une trajectoire économique qui se modifie fortement, ce qui nécessite un travail sur des choix, qu'il faut faire partager à l'entreprise".

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Vos réactions

Portrait de Korveg
3/avril/2015 - 23h44

Il est cramé.

Portrait de goub1
3/avril/2015 - 10h57

C'est pas une fois que l on a chié dans le froc qu il faud serré les fesses

Portrait de scoflieds
3/avril/2015 - 10h21

il faut le faire avant  place a un autre 

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