17/03/2015 14:49

L'Assemblée nationale a rejeté des amendements visant à reconnaître un statut aux animaux sauvages

L'Assemblée nationale a rejeté lundi soir des amendements d'une socialiste et des écologistes visant à reconnaître un statut aux animaux sauvages, mais auxquels la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, mais aussi l'UMP ou le président des députés Front de Gauche étaient opposés.

Les animaux sauvages qui ne sont classés ni chassables, ni nuisibles, ni protégées, sont relégués à l’état de "biens qui n’ont pas de maître" ou de "choses qui n’appartiennent à personne et dont l’usage est commun à tous", selon l'exposé de l'amendement de la socialiste Geneviève Gaillard, rapporteure du projet de loi sur la biodiversité.

L'objectif était que les animaux sauvages dotés de sensibilité vivant à l’état de liberté et n’appartenant pas aux espèces protégées ne puissent être intentionnellement blessés, tués, capturés, ou, qu’ils soient vivants ou morts, transportés, colportés, vendus, ou achetés, sauf lors des activités régies par les règlements propres à la chasse, aux pêches, à la recherche scientifique ainsi qu’à la protection de la santé publique ou vétérinaire et de la sécurité publique.

Et cela n'aura "pas la moindre influence ni sur la corrida ni sur coqs de combat", activités avec des animaux domestiques, a-t-elle lancé à certains de ses camarades socialistes ayant soulevé la question.

Défendant un amendement identique, l'écologiste Laurence Abeille a appelé à faire "une remarquable avancée" en adoptant "un amendement très populaire".

Si elle a évoqué le "militantisme remarquable de la rapporteure sur la condition animale" et l'a incitée à passer par une proposition de loi, la ministre de l'Ecologie a marqué son opposition à une telle mesure.

Non seulement cela serait "un cavalier législatif" sans rapport avec un projet de loi "consensuel" et "très attendu" sur la biodiversité, mais cela reviendrait à risquer des poursuites juridiques dans le cas par exemple de la lutte contre les ragondins pour protéger le Marais poitevin et à "remettre en cause les activités de chasse et de pêche, règlementées", selon Mme Royal.

"Attention aux polémiques violentes que soulèverait cette facon de faire la loi", a-t-elle mis en garde.

Et, s'est exclamé l'UMP Philippe Meunier, "si je prends mon véhicule et qu'une mouche se fracasse sur mon pare-brise, je tiue un animal sauvage?".

Chef de file des députés Front de Gauche et élu du Puy-de-Dôme, André Chassaigne s'est aussi opposé à un amendement "clivant" et à l'idée que ceux qui "ne le voteraient pas seraient non dotés de sensibilité".

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Vos réactions

Portrait de leon48
17/mars/2015 - 20h02 - depuis l'application mobile

Et pourquoi pas, tous les êtres vivants doivent obtenir un statut. Ils ne sont pas des objets, ils ont des ressentis, ils souffrent. Les français aiment les documentaires animaliers qui nous prouvent par l'image l'intelligence des animaux sauvages alors ?!

Portrait de victorroctiv42

On en a rien a faire !il y a des choses plus importantes que sa a règlés!

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