

Par Kévin VATANT
Mardi 10 novembre, à 20h50, Canal + diffusera un documentaire dans sa case " Spécial Investigation", consacré aux paparazzis.
Selon nos informations exclusives, la société qui produit ce reportage, Tac Presse, a reçu ce mercredi à 14h30 un référé de Michelle Marchand, journaliste qui collabore avec la presse people, invoquant son droit à l'image.
Ce jeudi, Tac Presse passera devant le juge des référés à Nanterre, qui décidera si oui ou non le reportage sera diffusé, ou si des séquences seront censurées.
A noter que depuis quelques semaines, Canal+ a fait face à quelques pressions par téléphone pour empêcher la diffusion du documentaire. Mais la chaîne cryptée n'en aurait pas tenu rigueur, souhaitant aller au bout de son enquête.
Résumé de l'enquête:
Quand nous avons demandé à des paparazzis de témoigner pour cette enquête, la plupart ont accepté… dans un premier temps. Ils étaient prêts à nous dévoiler les sempiternelles ficelles de leur métier, pour donner l’image folklorique du “photographe people“ planquant patiemment des stars plus ou moins complaisantes.
Mais quand nous avons expliqué que nous souhaitions aussi évoquer l’autre face de la profession, sa part d’ombre, la plupart des portes se sont fermées. Il a donc fallu une grande ténacité au journaliste Romain Bolzinger pour réaliser cette enquête. Il y a passé un an. Un an d’attente (souvent déçue), de promesses (en général non tenues) et de rendez-vous (presque toujours annulés).
Un an de travail pour lever un coin du voile sur ce que les paparazzis ne montrent jamais : leurs méthodes chocs, aux limites de la légalité... En appliquant depuis peu ces méthodes aux hommes politiques, les paparazzis ont secoué le monde de l’information.
En juillet 2009, “News of the World“, le tabloïd trash du groupe Murdoch, a fait scandale en espionnant des députés. En Italie, un paparazzi a été jusqu’à photographier des scènes scabreuses avec le président du Conseil, Silvio Berlusconi, entouré de plusieurs “escort girls“ au bord de sa piscine privée.
En France, “Paris Match” avait déclenché les foudres du président de la République, en publiant une photo de Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant, Richard Attias. Les paparazzis sont devenus des acteurs à part entière de la scène politique. Une simple photo volée peut provoquer une affaire d’État bien plus sûrement qu’une longue investigation.
Notre enquête sur les méthodes chocs des paparazzis pose une autre question : celle de l’évolution de nos moeurs démocratiques."
