20/03/2014 17:05

Plusieurs milliers d’intermittents du spectacle ont manifesté, à Paris, pour défendre leur régime

Plusieurs milliers d’intermittents du spectacle étaient mobilisés jeudi après-midi dans les rues de Paris, alors que se tenait l’ultime séance de négociations sur l’assurance-chômage qui décidera de l’avenir de leur régime, a constaté l’AFP. Sous un soleil printanier, le cortège, parti en début d’après-midi de la place de l’Odéon, devait rejoindre le siège parisien du Medef, non loin du Champ de Mars. Dans le défilé se mêlaient char de marionnettes géantes, orchestre de jazz, percussions brésiliennes, comédiens sur des échasses ou encore quelques poussettes.

Pour témoigner de leur précarité, des manifestants avaient épinglé dans leur dos la liste des métiers qu’il cumulent : «artiste de rue, musicienne et maquilleuse», «comédien, danseur et éclairagiste»...

Selon la CGT, la mobilisation était plus forte ce jeudi que lors de la manifestation du 27 février, qui avait rassemblé 7 000 intermittents à Paris d’après le comptage du syndicat.

«Dans son dernier projet remis aux syndicats au début des negociations cet après-midi, le Medef propose un plafonnement du cumul allocation-salaire et une négociation avec l’Etat d’ici la fin de l’année», a indiqué a l’AFP Marc Slyper de la CGT-Spectacle. «Il ne veut engager aucune discussion autour de nos propositions. C’est inacceptable», a-t-il déclaré.

Dans le cortège, un groupe arborait une banderole «Un village français en grève» : tous les comédiens, techniciens et réalisateurs de la série avaient fait le déplacement. «Ce métier ne peut pas se faire sans les intermittents. Cela nous permet de faire des films de qualité, avec des techniciens de qualité», a déclaré à l’AFP Patrice Martineau, un des réalisateurs de la série, précisant que chaque jour, 80 intermittents travaillent sur le tournage de ce programme phare de France 3.

D’autres équipes figuraient parmi les manifestants, dont celles des séries Falco et Profilage, diffusées sur TF1, ainsi que les intermittents de l’Opéra de Paris.

A mi-parcours, les manifestants ont été rejoints par des associations de chômeurs et par une délégation d’interimaires, dont le Medef veut supprimer le régime spécifique.

Le nouveau directeur du Festival d’Avignon, Olivier Py, qui présentait jeudi le programme de l’édition 2014, a critiqué pendant sa conférence de presse la position «idéologique et pas du tout pragmatique» du Medef. «Le festival ne pourrait pas exister sans les intermittents», a-t-il souligné.

Outre Paris, les intermittents étaient mobilisés dans d’autres villes de France. A Lyon, quelque 250 manifestants se sont rassemblés sur la place Bellecour en début d’après-midi, selon la préfecture. Une partie d’entre eux, mêlant intermittents et précaires, a ensuite investi les locaux de la CGPME. A Reims, une centaine d’artistes et techniciens ont également défilé jeudi en scandant «Intermittents : culture pour tous». Les manifestants avaient prévu un pique-nique et des prises de paroles devant les locaux du Medef.

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Vos réactions

Portrait de QUEDIREDEPLUS
21/mars/2014 - 10h38

Bravo, les intermittents du travail, encore un enfort et vous allez garder vos privilèges en matière de droits au chômage !

Portrait de ZeWatcher
20/mars/2014 - 18h38
dan91180 a écrit :

 

régime général : 610 heures à faire  en 840 jours

 

intermittents : 507 heures à faire  en 319 jours

 

qui sont les privilégiés?

 

maximum de jours indemisées

regime genéral : 730 jours

 

intermittents : 243 jours

 

qui sont les privilégiés

 

il faut juste savoir de quoi on parle avant de critiquer betement , ce que les gens ne comprennent pas c'est qu'à travers les intermittents ce sont tous les contrats courtqs qui sont visés : intérimaire etc ! et CDD en général !  c'est tous cela que le MEDEF voudrait supprimer ,les intermittents c'est un prétexte !

 

 

merci!

Portrait de bruno.13
20/mars/2014 - 17h20

Ca commence à bien faire! Au nom de quoi les intermittents devraient-ils être privilégiés par rapport aux autres salariés qui perdent leur emploi?

Que le secteur culturel (cinéma-théâtre-audiovisuel) se réforme et propose des contrats de travails valables.

Qu'ils cessent donc de n'avoir que le mot "culture" à la bouche.

En quoi la culture devrait-elle être un domaine différent de l'industrie, du commerce ou des services?

S'ils veulent être plus indemnisés que les autres, que le budget de la culture les prenne donc en charge.

La culture c'est comme la confiture, moins on en a plus on l'étale

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