19/03/2014 14:50

Paris Match condamné pour avoir diffamé Teodorin Obiang

L'hebdomadaire Paris Match a été condamné mercredi pour avoir diffamé le fils du président de Guinée équatoriale, dans un article qui l'impliquait dans une vieille affaire de drogue aux États-Unis. Teodorin Obiang a toutefois été condamné pour procédure abusive contre l'avocat William Bourdon.

Le directeur de la publication du journal a été condamné à une amende de 1.500 euros, les deux journalistes chacun à une amende de 1.000 euros. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné les trois prévenus à verser solidairement un euro de dommages et intérêts à Teodorin Obiang et 2.000 euros pour les frais de justice. Intitulé "A fond les caisses", l'article, paru début avril 2012, traitait du train de vie parisien très fastueux de Teodorin Obiang, visé en juillet de la même année par un mandat d'arrêt dans l'affaire des "biens mal acquis".

Toujours en juillet 2012, les juges avaient saisi un immeuble de six étages d'une valeur de 100 à 150 millions d'euros. Lors d'une première perquisition spectaculaire, en février, ils avaient déjà saisi 200 m3 de biens. Les journalistes de Paris Match affirmaient qu'après son installation à Los Angeles en 2001 le fils du président Obiang avait été "mis en cause pour introduction illégale de drogue aux États-Unis" mais que "le scandale (avait été) vite étouffé", un passage mis en exergue dans l'article. Une affirmation basée sur une "rumeur", avait plaidé l'avocat de M. Obiang, Me Emmanuel Marsigny.

Le tribunal correctionnel de Paris a en revanche relaxé les prévenus pour le reste des passages incriminés. Teodorin Obiang poursuivait également l'avocat et président de l'ONG Sherpa, Me William Bourdon, à l'initiative des plaintes dans les affaires de "biens mal acquis".

"Avec l'appui du pouvoir politique français, les dirigeants de la Guinée équatoriale ont toujours cherché à échapper aux poursuites", affirmait l'avocat dans Paris Match.

Le tribunal a non seulement relaxé l'avocat pour ces propos, mais aussi condamné M. Obiang à lui verser 2.000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive. L'enquête sur les "biens mal acquis" porte sur les conditions d'acquisition en France d'un important patrimoine immobilier par trois chefs d'État africains, Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang et le défunt président gabonais Omar Bongo.

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Vos réactions

Portrait de Tooeasy
20/mars/2014 - 08h53
Jeangeraud a écrit :

le peuple crève la faim dans de nombreux pays africains et les  dirigeants ont leurs hotels particuliers  avenus foch

Jeangeraud... revises ton histoire. Notre cher et tendre pays la France est l'unique responsable du pillage de l'Afrique. Si certains dirigeants se permettent le grand luxe, ils ne font qu imiter nos ancêtres. 

Que la France lache officiellement l'Afrique et tu verras si ils ne seront pas plus RICHES. 

smiley

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