12/03/2014 10:53

Téléphonie: Arnaud Montebourg estime que la baisse des prix constitue un "acquis irréversible"

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a estimé mardi que la baisse des prix de la téléphonie mobile, chiffrée à 30% en deux ans, constituait un "acquis irréversible", alors que le secteur est à la veille d'une recomposition.
Vivendi, qui souhaite se désengager du secteur, a reçu deux offres de reprises pour sa filiale SFR: l'une émanant de Bouygues Telecom, l'autre de Numericable. Pour esquiver d'éventuels problèmes de concurrence, Bouygues prévoit, s'il était retenu, de céder ensuite son réseau d'antennes et des fréquences de téléphonie mobile à son concurrent Free (Iliad).
Les associations de consommateurs craignent que le retour de quatre à trois opérateurs n'entraîne une hausse des prix.
"Le moment est venu d'organiser la renaissance du secteur des télécoms. Je ne crois pas que ça se fera au détriment des consommateurs. Les prix ont baissé de 30%, c'est un acquis irréversible", a déclaré Arnaud Montebourg sur RTL. "Je pense que trois opérateurs, ce n'est pas forcément mauvais pour les consommateurs (...) Je n'ai pas d'inquiétude particulière, je ne pense pas qu'il y ait de menace" de voir remonter les prix, a déclaré le ministre de la Consommation, Benoit Hamon, mardi soir sur BFM TV.
Pour Arnaud Montebourg, "le fait que, dans cette opération, Free sorte renforcé, continue à être le trublion --dont l'identité est quand même de faire baisser les prix et de servir les consommateurs et d'éviter les rentes-- est pour nous une garantie d'une concurrence saine et loyale". Et "ça va nous permettre de 'fibrer' [installer des câbles en fibres optiques, NDLR] la France", a relevé le ministre. "On ne veut pas lever des impôts pour financer ça, on va demander aux opérateurs de financer ces investissements sur la base d'une rentabilité de très long terme". Un retour à trois opérateurs ne va pas créer de situation de monopole, a-t-il fait valoir. En revanche, selon lui, un statu quo à quatre opérateurs implique "des opérateurs qui sont fragiles".
C'est également "le risque de perte de contrôle des télécoms avec un étranger qui viendrait faire son shopping en Europe. Et nous avons besoin que ces grandes entreprises croissent, se renforcent pour investir dans la fibre", a expliqué le ministre, estimant à 30 milliards d'euros les investissements nécessaires dans les dix prochaines années pour déployer la fibre.
"Free est encore là" et dit qu'il va "continuer à lutter pour des prix bas", a relevé Arnaud Montebourg. La baisse des prix est un "acquis préservé". "Il n'y a pas de raison que ça remonte. (...) Si les prix ne baisseront plus, je pense qu'ils ne remonteront plus".

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Vos réactions

Portrait de HyogaduCygne
12/mars/2014 - 11h28

qu'il nous explique l'intérêt de 2 acteurs en position dominante de diminuer les prix???

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