04/09/2009 12:24

RFI: plus de 80 journalistes en grève ce vendredi

Plus de 80 journalistes de Radio France Internationale (RFI) ont cessé le travail vendredi pour dénoncer les "méthodes inadmissibles" de la direction qui "remplace les salariés grévistes par des non-grévistes", y voyant une "atteinte au droit de grève".  

Interrogée par l'AFP, la direction a affirmé de son côté que la loi "l'autorisait" à procéder à ces remplacements en interne. Alors que la grève contre le plan social, qui a repris mardi après une trêve estivale, était jusqu'ici suivie essentiellement par des techniciens, plus de 80 journalistes ont décidé de cesser le travail vendredi et ouvert une pétition en interne, hors cadre syndical, appelant leurs collègues à les rejoindre. 

"Nous, journalistes qui avons jusqu'à présent soutenu ou non le mouvement de grève à RFI, entendons ainsi protester contre les méthodes inadmissibles de la direction qui remplace des salariés grévistes par des salariés non-grévistes", écrivent-ils. Le mouvement a été déclenché après que la direction a "retiré un technicien de la rédaction lusophone pour remplacer un technicien au service mondial en langue française", a expliqué à l'AFP une journaliste. 

"La rédaction lusophone était du coup dans l'impossibilité de réaliser son émission. Ca a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase!", a-t-elle commenté, tandis qu'un de ses collègues a fait part d'un "émoi" au sein de la rédaction. La direction a souligné que la loi l'autorisait à "déplacer les techniciens d'un studio à un autre en fonction des priorités, sur des horaires de travail et des qualifications équivalentes".  

"Depuis le redémarrage de la grève, notre priorité c'est la matinale Afrique et Monde en raison de ce qui se passe au Gabon. Lors de cette émission un technicien a envoyé de son propre chef un message sur la grève et nous l'avons remplacé par un autre technicien. Personne n'a le droit de prendre ainsi l'antenne en otage, on est à la limite de l'abus de droit de grève", a déclaré Geneviève Goëtzinger, directrice déléguée.

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