04/04/2013 17:19

Reportage sur la drogue: Emmanuel Chain et le maire de Tremblay relaxés en appel

La cour d'appel de Paris a relaxé jeudi Emmanuel Chain et le maire de Tremblay des poursuites pour diffamation qu'ils avaient engagées l'un contre l'autre après la polémique née de la diffusion en 2010 sur TF1 d'un reportage sur la drogue.

La cour a ainsi infirmé deux décisions du tribunal de Paris, qui avait tenté de réconcilier les deux parties en donnant raison à chacun sur certains points et tort sur d'autres, mais tout en les condamnant.

Dans un premier jugement du 20 mai 2011, la 17e chambre correctionnelle avait condamné le député-maire (ex-PCF) de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) François Asensi à une amende de 500 euros avec sursis pour avoir diffamé Emmanuel Chain, le patron de l'entreprise de production audiovisuelle Elephant et Cie. 

Le 18 avril 2010, sur France 5, l'édile avait accusé Elephant et Cie d'avoir "mis en scène" le reportage et utilisé des "acteurs (...) qui ont joué un rôle".

Dans un second jugement, rendu simultanément, le tribunal avait condamné le ournaliste à exactement la même peine pour avoir traité l'élu "d'irresponsable" sur le plateau du "Grand Journal" de Canal+, le 22 avril 2010.

Emmanuel Chain avait été le premier à dégainer l'arme judiciaire en poursuivant François Asensi pour diffamation. 

Trois mois plus tard, c'est l'élu qui avait poursuivi le journaliste, pour diffamation et injures.

Le 29 mars 2010, dans son émission "Haute Définition", TF1 avait diffusé un reportage réalisé par Elephant et Cie sous le titre "Mon voisin est un dealer". 

Quelques heures avant sa diffusion, près d'un million d'euros en liquide et de la drogue avaient été saisis dans la ville. Deux jours après, deux bus avaient été caillassés et incendiés.

Les juges d'appel, soulignant "un contexte de vive polémique", ont estimé dans leur arrêt que les propos d'Emmanuel Chain ne renfermaient "pas de mépris" mais relevaient d'un "simple jugement de valeurs". 

Quant au maire de Tremblay, considéré de "bonne foi", celui-ci a utilisé "des termes relativement mesurés" en exprimant son opinion "sur la manière dont les médias peuvent rendre compte de sujets de société", selon les termes de l'arrêt.

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Vos réactions

Portrait de Laurent93
4/avril/2013 - 22h08 - depuis l'application mobile

Tout ça pour ça !!!!

Portrait de Loulou Cat
4/avril/2013 - 21h45

Les juges d'appel, soulignant "un contexte de vive polémique", ont estimé dans leur arrêt que les propos d'Emmanuel Chain ne renfermaient "pas de mépris" mais relevaient d'un "simple jugement de valeurs". 

 

ça relevait tout simplement d'un constat de visu...

circulez...

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