
Trente candidats se sont présentés à la seconde procédure pour succéder au défunt directeur de Sciences Po Richard Descoings, a annoncé l'école vendredi, sans communiquer leurs noms.
La ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso avait refusé fin novembre 2012 de valider l'élection d'Hervé Crès, administrateur provisoire et directeur de la scolarité, lors d'une première procédure critiquée pour son opacité. Peu de temps avant, la Cour des comptes avait rendu un rapport faisant état de dysfonctionnements sous la direction de Richard Descoings, décédé brutalement en avril 2012 à New York.
Certains candidats se sont dévoilés dans la presse, expliquant leurs motivations et/ou leur projet.
Jean-Michel Blanquer, ancien directeur général de l'enseignement scolaire au ministère de l'Education nationale, se représente. "La maison a besoin d'être consolidée, de très bonnes pistes ont été ouvertes, elles méritent d'être affermies, selon une gestion à la fois légitime et efficace", a expliqué M. Blanquer, actuel président de l'Institut des Amériques. Il rappelle qu'il a déjà occupé quatre postes importants de direction et que "tout (son) travail est sur les sciences sociales".
"Sciences Po doit achever sa mutation universitaire, tout en préservant son identité et son unité", a déclaré au Figaro Hervé Crès, qui postule à nouveau, affirmant qu'il n'a "rien à voir avec les dysfonctionnements". Il plaide pour une "rénovation intellectuelle" et "l'excellence scientifique".
L'économiste Jean Pisani-Ferry, directeur de l'Institut Bruegel, a annoncé sa candidature : "Moi-même chercheur et enseignant, je crois pouvoir apporter à Sciences Po ma connaissance des politiques publiques, mon expérience internationale et ma pratique de gestionnaire".
Louis Vogel, qui a terminé son mandat de président de la Conférence des présidents d'université (CPU) a officialisé sa candidature dans un entretien à EducPros : "Toute ma carrière est consacrée à l'enseignement supérieur et à la recherche, dont une partie a l'étranger".
Se sont aussi déclarés le politologue Dominique Reynié, candidat lors de la précédente procédure, et David Colon, directeur du campus de Paris de Sciences Po, qui prône dans un entretien au Monde "une refonte des statuts", une suppression des bonus des dirigeants, un travail en réseau avec les IEP de province ou encore de dispenser une culture générale numérique .
Les candidats postulent au double poste de directeur de l'Institut d'études politiques (IEP) et d'administrateur de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP).
Un comité de recherche auditionnera les candidats retenus dans la seconde quinzaine de février, puis il présentera au moins deux candidats aux deux conseils de l'école.
Les réactions
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On s'y croirait :)
Bizarre tout ce monde
Il fallait un nombre limité de candidat, genre 5-6
30 candidats ça fait trop
Bizarre tout ce monde
à la fin il n'en restera qu'un :O :arrow:
On s'y croirait
à la fin il n'en restera qu'un :O :arrow:
Certains vont être déçus
Bon courage pour ces 30 candidats
à la fin il n'en restera qu'un

ça en fait du monde

Bon courage pour ces 30 candidats
Il n'a jamais été encensé par tous, a moins que vous parliez de l'oligarchie politico médiatique qui censure les citoyens depuis 30 ans ?
Richard Descoings était encensé par tous... Et finalement, après son décès, la gestion de l'école à été fortement critiquée... Allez y comprendre quelque chose...
Les "émoluments" seront revus à la baisse ?
Pour une école censée former les élites de demain, ne pas être capable de se trouver un directeur en presque un an, c'est lamentable !
Dominique Reynié, spécialiste de l'enfumage pseudo-politique sur i-télé était aussi un ardent défenseur de la campagne d'un certain Nicolas en 2012
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