20/11/2012 07:37

Revue de presse: Pour les éditorialistes, Sarkozy est le vainqueur de la guerre à l'UMP

L'ancien président Nicolas Sarkozy est le seul à émerger du "champ de ruines" laissé par l'affrontement Copé-Fillon pour la présidence de l'UMP, estiment beaucoup d'éditorialistes mardi.

Au terme d'une foire d'empoigne de 24 heures, Jean-François Copé l'a emporté "à l'arraché" sur François Fillon "mais à quel prix ?", se demande Le Parisien. "Le parti a, ces dernières 24 heures, offert le pire spectacle quune formation politique puisse proposer à ses électeurs", cingle Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro, inhabituellement virulent contre le principal parti de droite.

Classé à gauche, mais conscient aussi des limites de celle-ci, Libération préfère "rire en voyant les deux prétendants (...) battre le gouvernement à plates coutures en termes damateurisme, de couacs majuscules, de dossier mal ficelé, de déclarations contradictoires et de haines tenaces".

Pour L'Humanité, sous la plume de Patrick Apel-Muller, "la gauche na aucune raison de se réjouir de cette situation" car "les déceptions accumulées risquent dapporter du combustible aux flammes frontistes".

Analyse partagée par Dominique Quinio dans La Croix pour qui "c'est limage de la politique qui (...) pâtit" du spectacle offert depuis dimanche soir. Pour Le Monde, "la démocratie française a besoin d'une opposition solide et sérieuse.

Pas d'un champ de ruines à droite". Dans la perspective de la présidentielle de 2017, "aucun des deux prétendants ne sest montré à la hauteur de lenjeu", estime Jacques Camus dans La République du Centre.

"En ces heures tragi-comiques, Copé et Fillon sont apparus pour ce quils sont: deux sous-chefs, pas davantage", tranche Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi. Daniel Ruiz va même plus loin dans La Montagne en affirmant que "ni le lauréat des recomptages ni son adversaire ne seront le prochain vainqueur de la présidentielle".

"L'UMP a désormais besoin urgent de se trouver un recours au tandem explosif Copé-Fillon", insiste Dominique Garraud dans La Charente libre. Les analyses convergent vers un seul homme que Jean-Michel Helvig (République des Pyrénées) et Philippe Reinhard (Eclair des Pyrénées) présentent comme le "vainqueur par défaut" de la bataille Copé-Fillon: "Nicolas Sarkozy, reviens !" s'exclame Michel Urvoy dans Ouest France.

"Ils sont devenus fous !" ajoute Jean-Michel Servant dans le Midi libre. L'ex-chef de l'Etat, "un absent omniprésent" selon Didier Louis (Courrier picard), "sans chef largement élu, (...) redevient le recours d'une droite déboussolée", explique Patrick Pépin dans Nord-Eclair.

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Vos réactions

Portrait de Flivia44
27/novembre/2012 - 00h15
jarod26 a écrit :

elle se frotte les mains :p

smiley

Portrait de Flivia44
27/novembre/2012 - 00h15
Celya30 a écrit :

Lors des municipales

ça va être long

Portrait de Flivia44
27/novembre/2012 - 00h01

A croire qu'il y a que lui !

Portrait de beldemai
20/novembre/2012 - 07h52 - depuis l'application mobile

Pas d'accord.
C'est Borloo qui tire son épingle du jeu.

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