17/11/2012 10:13

Mélenchon à Hollande: "Tu perds ton temps à cajoler" le monde de la finance

Jean-Luc Mélenchon a vivement reproché vendredi soir à François Hollande de "cajoler" le monde de la finance, estimant que le Front de gauche, avec Europe Ecologie Les Verts et "la gauche du PS" pouvaient devenir le pivot d'une "nouvelle majorité de gauche".

"François, tu perds ton temps à les cajoler. Même un social-démocrate, un social-libéralisé jusqu'au trognon comme toi, c'est toujours trop pour eux", a lancé le co-président du Parti de gauche devant plusieurs centaines de personnes réunies dans le 11ème arrondissement à Paris.

"Tu perds ton temps à leur courir derrière parce que, en le faisant, tu dégrades le rapport de forces, et donc tu augmentes la pression qu'il y a sur toi", a-t-il ajouté lors d'un discours de plus d'une heure et demie.

"Il faut que tu retournes à ton propre discours du Bourget et que tu te rappelles qu'il était question d'affronter la finance", a-t-il poursuivi sous les applaudissements.

Lors de son premier grand meeting de campagne, au Bourget en janvier, François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, avait expliqué que son "véritable adversaire" était "le monde de la finance".

Fustigeant le "mur de certitudes" qui a accompagné la publication du rapport Gallois sur la compétitivité des entreprises, Jean-Luc Mélenchon a déploré qu'il ait été alors "impossible d'y avoir la moindre faille pour entendre un raisonnement légèrement divergent".

"Une fois de plus nous manque ce dont nous aurions besoin, un système médiatique" permettant de confronter "les points de vue", a-t-il ajouté, qualifiant au passage de "torchon" l'hebdomadaire britannique The Economist, qui a qualifié la France de "bombe à retardement au coeur de l'Europe".

"Oui, il y a de la place pour une majorité alternative de gauche", a enchaîné Jean-Luc Mélenchon.

Pour lui, "la gauche du PS", Europe Ecologie Les Verts, "avec le Front de gauche, ça peut être le pivot d'une nouvelle majorité de gauche dans ce pays".

Evoquant l'échéance des élections européennes de 2014, il a souhaité que "la gauche reste en tête. Mais ce que je souhaite surtout, pour qu'elle puisse être en tête, c'est que nous, on soit en tête de la gauche. Et si nous sommes en tête, alors nous sommes en droit de dire: +c'est de notre côté qu'il faut aller+".

Evoquant enfin l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, près de Nantes, où une importante manifestation d'opposants à ce projet est attendue samedi, Jean-Luc Mélenchon a assuré: "Nous y serons".

"La voie qui a été choisie pour régler (ce) problème n'a pas été la discussion fraternelle, ouverte, entre tous ceux qui ont partie liée à cette affaire (...) mais l'envoi d'un contingent exceptionnel de gardes mobiles", a-t-il accusé.

"Nous attendons autre chose d'un Premier ministre socialiste que cette forme de brutalité qui ne mène nulle part parce que nous allons réoccuper les lieux", a-t-il conclu sur ce point.

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Vos réactions

Portrait de Ridley
20/novembre/2012 - 16h46
Geriennoù a écrit :

Le pauvre,en état d'une inflammation aigüe du cerveau :(

smiley

Portrait de Ridley
20/novembre/2012 - 16h45

Il ne change pas Mélenchon

Portrait de Rose Well
19/novembre/2012 - 14h02
O sauvage one 2 3 4 a écrit :

Euh petite erreur dans votre démonstration : si on a une dette c'est parce qu'on vit au-dessus de nos moyens !! Voilà la vraie cause, les dépenses faramineuses de l'Etat, trop de fonctionnaires entre autres. On est le seul pays a en avoir autant ramené au ratio par habitant + notre système social très avantageux.

 

Après "la Finance" a décidé d'en profiter, c'est un autre problème.... Et puis dire qu'elle est l'ennemi de Nullande, c'est un mensonge à moitié vrai lol. Enfin, ça dépend dans quel pays et devant qui il se trouve quoi S)

 

La dette parce qu'on vit au dessus de nos moyens ?!? LOL ! Bon, je vois, un petit cours d'économie s'impose...

 

Saviez vous qu'à quelques milliards près (moins de 100, sur 2000 milliards de dette), notre dette correspond au total des intérêts versés aux banques privées depuis l'instauration de la loi Giscard de 1973 qui interdit l'usage de la planche à billets ?

 

Bref, si on avait encore notre pouvoir de création monétaire, et ce sans imprimer excessivement (à l'inverse des USA, qui en plus arrivent quand même à être endettés!), on aurait une dette qui représentrait moins de 5% du PIB annuel !

 

Si on a une telle dette, c'est parce qu'en 1973 (et plus tard dans le traité de Maastricht puis celui de Lisbonne qui reprennent cette ânerie au niveau européen), les banques sont arrivés à nous imposer l'arnaque du siècle !

 

Retrouvons notre pouvoir de création monétaire (ce qui implique le contrôle politique de la BCE si on reste en Europe, ou alors la sortie de l'UE et de l'Euro pour la France) et vous verrez que la politique de la France cessera d'être faite à la corbeille (pour paraphraser De Gaulle!)

Portrait de TheVoice
17/novembre/2012 - 17h45 - depuis l'application mobile

Le 1er poste budgétaire de la France, c'est le remboursement de sa dette. Dette... oui... mais auprès de qui ? Qui prête à notre pays ? Si on a une dette, c'est bien que quelqu'un nous prête...et bien, ce "quelqu'un", il s'appelle "la Finance" exactement l'ennemi de Monsieur Hollande... Ce sont "les marchés" qui prêtent à la France, c'est à dire des compagnies d'assurance, des investisseurs institutionnels, des banques,... Il faut être clair avec les Français, bon sang !

Portrait de Rose Well
17/novembre/2012 - 12h32
Ad75 a écrit :

Il ne sait qu'insulter, vociférer et critiquer celui-là ! Il nous vend un programme totalement irréalisable. L'extrême gauche, comme l'extrême droite ne sont pas crédibles une seule seconde.

 

Seulement selon les critères de certains médias, qui nous vendaient déjà un avant goût de la fin du monde en cas de NON au TCE en 2005... Au risque de décevoir ceux qui croient tout ce que les "experts" qui passent en boucle à la télé leur disent (alors que bien d'autres, tout aussi experts, ont une opinion contraire), une (et même des) autre(s) politique(s) est/sont possible(s), et le Front de Gauche incarne une de ces alternatives.

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