13/11/2012 14:33

Les auteurs Casterman interpellent les éditions Gallimard sur l'avenir de la maison

Les auteurs Casterman s'inquiètent de l'avenir de la maison d'édition de bandes dessinées dans une lettre ouverte au PDG de Gallimard après la démission de Louis Delas, directeur de Casterman, la semaine dernière, et menacent de publier leurs albums "sous d'autres cieux éditoriaux".

Le 8 novembre, Antoine Gallimard, qui a racheté Flammarion/Casterman, a annoncé la démission de Louis Delas du poste de directeur général de Casterman, qu'il occupait depuis 1999, afin de reprendre la direction de l'entreprise familiale, L'Ecole des Loisirs.

"Nous avons appris brutalement, et avec consternation la démission de Louis Delas et la situation qui l'y avait contraint", écrivent dans cette lettre transmise à l'AFP les auteurs Casterman parmi lesquels Enki Bilal, Jacques Tardi, Philippe Geluck, Franck Margerin, François Schuiten, Fanny Rodwell (ayant droit d'Hergé) ou encore Patrizia Zanotti (ayant droit de Hugo Pratt).

"Depuis plus de douze ans, il (Louis Delas) était l'artisan du redressement et du développement de la maison Casterman", poursuivent les auteurs dans cette lettre intitulée "Sans auteurs, pas d'éditeur !".

Interrogé le 8 novembre, Louis Delas avait expliqué avoir "proposé une alliance entre Casterman et l'Ecole des Loisirs (...), avec un aspect promotion, diffusion, développement, en particulier dans les nouvelles technologies, et une dimension capitalistique".

"Mais Antoine Gallimard n'a pas souhaité donner son accord à cette proposition", avait-il regretté.

Les auteurs assurent avoir accueilli "avec intérêt" l'idée d'un rachat de Flammarion/Casterman par Gallimard, concrétisé en septembre 2012.

Le 6 juin, en revanche, "nous avons découvert avec beaucoup d'inquiétude" la déclaration d'Antoine Gallimard annonçant que, "même si Casterman était +un joli joyau+, Gallimard pourrait être contraint, +dans un contexte de crise+, de le vendre pour faire face à ses échéances".

"Aujourd'hui, (...), nous avons le triste sentiment d'avoir été instrumentalisés en vue d'un transfert purement capitalistique", disent-ils, refusant de "servir de +vaches à lait+ à une quelconque trésorerie".

"Si par hasard vous avez oublié que sans auteurs, il n'y a pas d'éditeur, nous vous le rappelons aujourd'hui. Et c'est sous d'autres cieux éditoriaux plus amicaux que certains d'entre nous publieront sans doute leurs prochains albums", préviennent-ils.

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Vos réactions

Portrait de Koro
21/novembre/2012 - 12h06
Celya30 a écrit :

c'est mal parti dit donc

+5

Portrait de Koro
21/novembre/2012 - 12h05

La crise pour tout le monde

Portrait de laloow
13/novembre/2012 - 21h10

.... j'ai bien peur qu'ils aient raison d'avoir peur, la fusion n'est pas bien engagée...

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