08/11/2012 10:13

La presse souligne la "belle victoire" de Barack Obama pour qui "le plus dur commence"

Les quotidiens français s'accordent ce jeudi à reconnaître "la belle victoire" de Barack Obamaréélu président des Etats-Unis dans un contexte difficile mais jugent également que "le plus dur commence" pour le locataire de la Maison Blanche.

"Barack Obama a remporté une belle victoire. Pour en prendre la mesure, il faut aller en Europe. Presque tous les dirigeants en place au plus fort de la crise, en 2008, et qui se sont représentés devant les électeurs ont été battus", souligne Le Monde.

Laurent Marchand dans Ouest-France et Pascal Jalabert dans Le Progrès font le même constat. Le premier écrit Obama est "le premier grand leader occidental à ne pas avoir été balayé par les effets de la crise." Pour le second "Obama a échappé au sort réservé depuis 2009 à tous dirigeants des grandes démocraties, emportés par la dépression de lindustrie et la déprime des peuples."

"Beaucoup de ses homologues européens auraient aimé connaître semblable fortune", note pour sa part Dominique Quinio dans La Croix.

Patrick Planchenault (L'Est Eclair) trouve également cette victoire "belle" car "se faire réélire au coeur dune dépression économique que le pays navait pas connue depuis la grande crise de 1929 semblait relever de la gageure". Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi) pour qui il n'est "pas facile dêtre un dirigeant en place par temps de crise", salue "la performance personnelle du candidat."

Philippe Waucampt pour Le Républicain Lorrain parle aussi de "performance, eu égard au handicap que constitue la crise en général". François Sergent pour Libération relève: "une belle et incontestable victoire surtout sur fond de crise."

Mais si les éditorialistes saluent la "belle" victoire de Barack Obama, ils soulignent rapidement que le "plus dur commence" pour le président américain.

"Obama a bien mérité d'être ovationné. Qu'il en profite. Les rendez-vous à l'étranger ne sont pas faciles. Et le front intérieur est ingrat. L'avenir est truffé d'ornières", prévient Le Monde. D'autant explique François Sergent (Libération) que la victoire "ne lui donne pas tout pouvoir. Le vote populaire montre une division arithmétique du pays en deux camps ennemis, profondément divisés".

"Obama va devoir redonner un élan collectif à un pays qui na jamais été aussi bipolarisé, composer avec un Congrès divisé et surmonter une éventuelle obstruction des républicains", détaille Jacques Camus (La République du Centre). "Le plus dur commence pour lhomme de lespoir. Le président réélu na pas vraiment les mains libres", indique Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre-Ouest). Et de préciser: "Il a en face de lui, la machine républicaine du Congrès qui sest ingéniée à lempêcher de gouverner par une politique systématique dobstruction."

Dans Sud-Ouest, Christophe Lucet averti: "Barack Obama, certes libéré du souci de sa réélection, peut se préparer à quatre années aussi difficiles que les précédentes." Nicolas Barré dans Les Echos annonce un "défi rude" pour Obama "à la tête d'un pays plus divisé que jamais."

"Le monde attend un nouvel Obama plus impliqué sur une régulation financière internationale à peine amorcée, la tragédie syrienne, lIran et un conflit israélo-palestinien laissé dramatiquement en jachère", assure Dominique Garraud dans la Charente Libre.

Enfin, Pierre Rousselin, dans le Figaro, résume ainsi: "Les Américains ont donné à Barack Obama un nouveau mandat pour quil puisse satisfaire les espoirs suscités il y a quatre ans. Ils ont jugé quil était en bonne voie" avant de conclure: "Mais tout reste à faire."

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