12/09/2012 14:42

Le Groupe Sud Ouest envisagerait un plan de départ de 250 salariés

Le président de Groupe Sud Ouest (GSO), Olivier Gerolami, prépare le départ de 250 salariés dans le cadre d'un plan de redressement visant à enrayer un déficit structurel attendu en 2013 et évalué à trois millions d'euros, affirme la Lettre A.

Le président de GSO n'a pas souhaité s'exprimer mercredi et ses services n'ont pas confirmé cette information.

La Lettre A, une lettre hebdomadaire d'information confidentielle qui ne cite pas sa source, affirme que "le patron du Groupe Sud Ouest (GSO), Olivier Gerolami, prépare le départ de 250 salariés", expliquant cette mesure par le déficit structurel attendu en 2013.

"Olivier Gerolami pronostique que, si rien n'est fait, GSO sera en déficit structurel de plus de trois millions d'euros dès 2013, malgré les quatre millions d'euros de subventions prévues pour l'an prochain", assure la Lettre A.

"Les frais de personnel, calculés pro-forma, atteindront près de 165 millions d'euros en 2015, contre 157 millions en 2009. Et cela alors que les ventes chutent, ne rapportant plus, selon ces projections, que 196 millions euros en 2015, contre 200 millions cette année", indique encore cette publication.

Basé à Bordeaux, Groupe Sud Ouest est aussi présent en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, depuis le rachat des Journaux du Midi en 2007. Le groupe compte huit quotidiens payants et deux gratuits. Il édite aussi des magazines sur la gastronomie, l'art de vivre et les sports, ainsi que des hebdomadaires d'information départementaux et des livres.

Les chaînes locales TV7 et TVPI font également partie de ce groupe de quelque 2.400 salariés, qui a réalisé en 2011 un chiffre daffaires de 385,3 millions d'euros, selon son site internet. "Pour l'instant, nous n'avons pas d'informations", a indiqué à l'AFP Fabien Pons, gérant de la société des rédacteurs du journal Sud Ouest, sans confirmer les affirmations de la Lettre A. M. Pons a précisé qu'il attendait des éléments de réponse lors d'un comité d'entreprise prévu début octobre.

"Il y aura certainement des mesures d'économie. On imagine qu'il y en aura concernant les effectifs, mais, à ce stade, nous ne pouvons réagir sur une rumeur", a-t-il ajouté, sans être non plus en mesure de confirmer les données économiques évoquées dans l'article.

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