08/09/2012 16:03

Le chef historique du syndicat polonais Solidarité demande à Poutine de gracier les Pussy Riot ‎

Lech Walesa, le chef historique du syndicat polonais Solidarité et Prix Nobel de la Paix 1983 a demandé dans une lettre au président russe Vladimir Poutine de gracier les femmes du groupe punk Pussy Riot condamnées à deux ans de camp pour une action anti-Poutine dans une église.

"Je vous prie d'appliquer le droit de grâce à l'égard de ces activistes et je vous encourage vivement à envisager des changements législatifs en vue d'éliminer des cas de peine de prison pour des paroles", a écrit l'ancien président dans la lettre publiée vendredi sur le site de sa fondation www.ilw.org.pl.

Catholique fervent, Lech Walesa a cependant condamné l'exploitation par Pussy Riot d'un lieu de culte à des fins politiques et il a pris ses distances avec "les formes d'expression utilisées par les membres du groupe".

Néanmoins, a-t-il insisté, "des sévices et l'isolement ne devraient pas être infligés aux personnes qui luttent par la parole et qui propagent leurs opinions publiquement, même si elles le font d'une manière aussi iconoclaste".

Trois jeunes femmes des Pussy Riot ont été condamnées en août à deux ans de camp chacune pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" après avoir chanté en février une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir.

L'affaire des Pussy Riot a eu un retentissement international. Leur condamnation a été vivement critiquée à l'étranger où elle a été qualifiée de "disproportionnée".

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Vos réactions

Portrait de benten
8/septembre/2012 - 16h45

c'est comme demander que la Russie soit un pays démocratique et non une dictature dirigée par Poutine mais au fait il est passé où son pantin de Medvedev????

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