07/07/2009 13:26

Sarkozy/Nouvel Obs: "l'incident est clos" pour la rédaction

La Société des rédacteurs du Nouvel Observateur (SDR), qui avait protesté contre les conditions de la réalisation d'une récente interview de Nicolas Sarkozy, considère mardi que "l'incident est clos", après une réunion avec le directeur de l'hebdomadaire Denis Olivennes.

M. Olivennes a déclaré lundi lors d'un entretien avec la SDR que l'entretien avait été réalisé "en accord avec Jean Daniel et Claude Perdriel, co-présidents du comité éditorial" et que les "retombées médiatiques de cette interview avaient été 'nombreuses et globalement favorables'", a indiqué le bureau de la SDR dans un communiqué.

Considérant toutefois que les "critiques relatives à la consultation des responsables de la rédaction avant l'entretien étaient légitimes", il "s'est engagé pour l'avenir à ce qu'un semblable dysfonctionnement ne se reproduise plus", a ajouté la SDR.

"Denis Olivennes et le bureau de la SDR ont considéré que le débat fait partie de la vie du journal et constaté, dès lors, que l'incident était clos", est-il indiqué dans le communiqué.

A l'issue d'une assemblée générale vendredi, la SDR avait jugé "inacceptable et contre-productif" que l'entretien réalisé par M. Olivennes et le directeur de la rédaction Michel Labro ait eu lieu "sans consultation des rédacteurs en chefs et des journalistes dont la compétence aurait été pourtant bien utile".

L'interview de M. Sarkozy a aussi provoqué des remous en externe. Le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) a dénoncé une "interview de complaisance" et des internautes ont posté des messages sur le site de l'hebdomadaire lui reprochant de s'être prêté au "plan de communication" du chef de l'Etat.

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Vos réactions

Portrait de bib
7/juillet/2009 - 16h00

Quand bien même l'interview serait complaisante, si les propos de l'interviewé ne vous convainquent pas, cela devrait apporter une justification à votre désapprobation.

Or rien de tels dans les réactions des internautes, ni dans celle des journalistes de la CGT. Cela rappelle la réaction des petits enfants qui découvrent qu'ils peuvent dire "non".

Et pourtant, il y a du grain à moudre.

En tout cas, j'attends les excuses des journalistes auprès de leurs lecteurs. Cela n'a pas l'air de trop les inquiéter. Peut-être s'en moquent-ils...

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