11/03/2012 09:39

Décès de la productrice de variété et de jazz: Daidy Davis-Boyer

L'ex-productrice Daidy Davis-Boyer, figure de la variété et du jazz qui a popularisé dans les années 60 le "Scopitone", ancêtre du juke-box et du clip vidéo réunis, est décédée samedi à l'âge de 94 ans, ont annoncé les Productions Davis-Boyer qu'elle avait fondées.

Surnommée "Mamie Scopitone" et considérée comme une pionnière de la télévision, la Française Andrée (dite Daidy) Davis-Boyer a marqué de son empreinte le monde de la scène et de l'audiovisuel, du music-hall au petit écran.

Imprésario et productrice indépendante de spectacles de jazz pendant la Seconde guerre mondiale, elle a côtoyé les plus grands dès le début de sa carrière, de Django Reinhardt à Dizzy Gillepsie, puis plus tard nombre de ceux qui ont un nom dans le show-business français.

Elle a organisé les tournées d'Edith Piaf, de Charles Trenet, de Charles Aznavour ou Henri Salvador, fait faire son premier gala à Gilbert Bécaud, précisent les Productions Davis Boyer sur leur site.

En compagnie de son mari, le musicien Roby Davis, avec lequel elle a participé au Festival de Jazz d'Antibes-Juan les Pins, elle a produit plus de 200 spectacles.

Quand apparaît dans les cafés au début des années 60 le Scopitone, sorte de juke-box qui diffusait sur un petit écran des chansons filmées, elle réussit à convaincre les maisons de disques de tourner des films sur leurs artistes. Elle réalisera et produira elle-même la majeure partie de ces "clips" de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday et tant d'autres. Des cinéastes débutants s'essayeront aussi au tournage, comme Claude Lelouch.

Les machines à Scopitones ont été retirées du circuit en 1979.

Les productions Davis-Boyer qu'elle dirigeait depuis leur création en 1954 "représentent un véritable trésor", a souligné le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand en rendant hommage à Daidy Davis-Boyer. "Elles gèrent et conservent un répertoire exceptionnel de chansons représentant vingt ans d'aventure Scopitone"

"Ce continent sonore et visuel, tantôt désuet, tantôt naïf, parfois surréaliste a façonné l'imaginaire culturel de +tous les garçons et les filles+ des sixties", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Les plus vus