
La journaliste française Anne Nivat a été contrainte de quitter dimanche le territoire russe, où elle se trouvait avec un visa d'affaires et où elle a rencontré des représentants de l'opposition, a-t-elle indiqué lundi.
"Vendredi soir, je me trouvais dans la ville de Vladimir (ouest de la Russie, ndlr). Je venais de rentrer à mon hôtel en fin d'après-midi quand des représentants du service fédéral des migrations sont venus me chercher", a raconté la journaliste indépendante, connue notamment pour ses reportages en Tchétchénie.
Son livre "Chienne de guerre : une femme reporter en Tchétchénie" lui a valu le prix Albert-Londres en 2000.
Au poste de l'Office fédéral des migrations, "on m'a dit que j'avais violé la loi russe, parce que le but de mon entrée en Russie, mon type de visa, ne correspondaient pas à mon activité réelle", car "j'avais des conversations et que je rencontrais des gens de l'opposition", a-t-elle poursuivi.
La journaliste dit alors avoir été prévenue qu'elle "allait devoir payer une amende et être privée sur le champ du visa qui lui avait permis de rentrer en Russie". Elle devait quitter le territoire dans les trois jours.
Anne Nivat se trouvait en Russie avec un visa d'affaires depuis fin janvier, où elle a rencontré "l'opposition qui a pignon sur rue, l'opposition légale, autorisée", indique-t-elle.
"Je faisais des repérages, mais je suis toujours en reportage dans ma tête. Donc évidemment on peut dire que j'étais en reportage", ajoute la journaliste, précisant cependant n'être plus basée à Moscou et ne plus être salariée d'un journal.
"En vingt ans de travail en Russie, ce qui m'est arrivé à Vladimir ne m'était jamais arrivé", a souligné Anne Nivat, rentrée dimanche soir à Paris.
"Je crois que s'il n'y avait pas les élections présidentielles du 4 mars en vue, ça n'aurait pas eu lieu. Tout le monde est à cran, tout le monde a peur et tout le monde est dans l'incertitude".
Ancienne correspondante à Moscou pour le quotidien Libération, Anne Nivat est désormais journaliste indépendante, reporter de guerre et écrivain. Elle est notamment envoyée spéciale pour l'hebdomadaire Le Point.
Les réactions
La réaction aux articles est réservée aux membres.
y'en a plein d'autres de femmes reporter de guerre sur le terrain (Laroche Joubert, Lemoine, Boudoul etc... etc...)
oh oh JJ Bourdin doit pas être content du traitement infligé à sa femme ;-)
En voila une femme qui a des sacrées gonades, respect pour son travail
Pourquoi un visa d'affaires quand on est journaliste........?Encore une question sans réponse, car pas posée.....Bonjour l'info
bourdin n'en a pas parlé!! il y en a qui n'apprécient pas sa compagne quelle honte!!!
C'est J-J Bourdin qui doit être content, il va pouvoir profiter de son épouse avant son prochain départ ailleurs .
Pour parler sérieusement, Anne Nivat est vraiment courageuse, elle est sur les lieux les moins sécures et fait son travail en toute indépendance,. C'est ainsi que nous avions de vraies nouvelles de l'Irak quand çà allait vraiment mal . Merci à tous ces reporters qui font leur travail en toute connaissance de cause .
Ce qui arrive en Russie laisse penser qu'on retourne doucement à une situation que l'on a connu il y a quelques années.
C'est très inquiétant.
les journalistes sont des gens courageux, il ne faut pas avoir le trac pour aller dns certains pays
vive la liberté d'expression en Russie :(
Réagissez
Nouveau ?
La réaction aux articles est réservée aux membres.
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?