Nous vous annoncions dès hier soir, en exclusivité sur ce blog que le chanteur Doc Gyneco s'est fait arrêter samedi soir par la police, à Paris, à la suite d'un accrochage avec un taxi.
La vedette avait visiblement abusé de l'alcool, car les forces de l'ordre ont décidé de le placer en cellule de dégrisement, puis en garde à vue.
Un incident qui risque d'être utilisé à des fins politiques, car après Johnny en Suisse; Sevran et ses déclarations, c'est un autre soutien de Nicolas Sarkozy qui va se retrouver dans les pages fait-divers.
En décembre 2006, Doc Gyneco avait été obligé de rembourser 700.000 euros au fisc après avoir été condamné pour fraude fiscale
Ce matin, le Parisien confirme nos informations:
Le chanteur a été interpellé après avoir provoqué, ivre, un accident de la circulation dans Paris.
Il est 1 h 30 dans la nuit de samedi à dimanche. Doc Gynéco, 32 ans, sort d'une soirée chez des amis dans le XII e arrondissement. Accompagné de l'écrivain Christine Angot, il appelle un taxi. Il demande à celui-ci de prendre en charge son amie, mais insiste pour le suivre à scooter, un 50 cm3 qu'il conduit depuis que son permis a été suspendu. « J'ai insisté pour le faire monter aussi car il avait vraiment l'air saoul, mais il a refusé », nous a expliqué Nourdine, le chauffeur du taxi.
Voilà donc le Doc qui tente de suivre le véhicule en zigzagant dans le couloir de bus. Mais rue de Rivoli, à hauteur de la station de métro Palais-Royal, le taxi freine. L'artiste ne réagit que trop tardivement et percute le véhicule. « Nous sommes sortis de la voiture pour l'aider à se relever, continue Nourdine. C'est à ce moment que j'ai compris qu'il s'agissait de Doc Gynéco puisque des témoins scandaient son nom. Il voulait faire remonter son amie pour que nous finissions la course. J'ai refusé, il m'a copieusement insulté, elle a failli partir sans payer. Les policiers ont fini par l'embarquer. » En effet, si le choc n'a fait que des dégâts matériels, les fonctionnaires ont contrôlé le taux d'alcoolémie des deux conducteurs. Celui du chanteur avoisine les 0,8 mg par litre d'air expiré, soit trois fois plus que la limite autorisée. Alors que le chauffeur de taxi reprend la route, l'artiste est conduit à l'Hôtel-Dieu puis en cellule de dégrisement au commissariat du I e r arrondissement. Quelques heures plus tard, il est brièvement entendu sous le régime de la garde à vue avant d'être remis en liberté dans la matinée d'hier.
Dans Le Parisien, Doc Gyneco également donne sa version:
"«J'AI FAILLI mourir sur la route, nous a confié hier soir Doc Gynéco. J'ai perdu le contrôle de mon scooter, je suis tombé au sol. Je n'ai eu que des égratignures.
Je me suis énervé contre le chauffeur de taxi parce que je le soupçonne d'avoir freiné volontairement pour me faire chuter. Les policiers m'ont emmené à l'Hôtel-Dieu pour boire de l'eau sucrée. Mon alcoolémie était d'environ 0,7. On m'a expliqué qu'il fallait le multiplier par deux et que c'était beaucoup. Mais il est vite redescendu. J'avais bu du rhum vieux chez des amis écrivains. Ensuite, c'est vrai que je suis allé au commissariat, mais c'est que je ne voulais pas laisser les policiers repartir seuls. J'ai préféré les suivre. J'ai passé quelques heures sur un banc au poste. C'est la misère là-bas. J'ai dit aux policiers que je parlerai de leurs conditions de travail à Nicolas Sarkozy. Ils jouent presque les assistantes sociales. On m'a dit que je recevrai prochainement une amende. »