

Ce lundi, jeanmarcmorandini.com vous révélait en exclusivité qu'une perquisition avait été effectuée lundi dans les locaux de l'Agence Tac Presse, qui a réalisé un documentaire contenant des propos controversés d'un béké martiniquais diffusé sur Canal +.
La Fédération française des agences de presse (FFAP) proteste contre cette action dans un communiqué de presse.
"On ne compte plus les perquisitions effectuées au siège des entreprises de presse (L'Equipe, Le Canard Enchaîné...) ou à celui des agences de presse pour exiger de leurs journalistes la remise de leurs rushes dans le cadre d'informations judiciaires", déplore la FFAP, qui regroupe 125 agences.
Les journalistes "ne sont pas des auxiliaires de police!", s'indigne la fédération, selon qui la profession "attend toujours le texte promis par le gouvernement relatif à la protection du secret des sources".
La perquisition a été effectuée dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 10 février pour "apologie de crime contre l'humanité et incitation à la haine raciale" à la suite de déclarations d'un béké, un créole blanc, dans un reportage réalisé par Tac Presse.
Les enquêteurs ont visionné des extraits de films, mais sont repartis sans rien emporter. Dans un autre affaire, la FFAP demande la relaxe d'une journaliste collaborant à Tac Presse, "poursuivie en qualité de complice" pour avoir filmé des images d'un jeune homme "ayant décidé quelques semaines avant son 18e anniversaire de procéder à une +suspension+, pratique consistant à se faire suspendre par des points d'ancrage à même le corps".
Ce reportage a été diffusé dans le cadre de l'émission de M6 "Zone Interdite", précise la FFAP.
