16/12/2011 18:38

Christine Ockrent poursuit Marianne et "nie formellement" tout espionnage à l'AEF

Christine Ockrent a "nié formellement" vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris avoir mis en place un quelconque espionnage au sein de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), et a demandé la condamnation du journal Marianne pour l'avoir suggéré."Marianne a procédé à une entreprise de destruction personnelle pour des motifs obscurs", a dit l'ancienne directrice générale déléguée de l'AEF.

"J'ai eu une carte de presse durant plus de 40 ans et j'ai eu droit (...) à nombre d'attaques", a-t-elle expliqué, assurant n'avoir "jamais souhaité une telle procédure jusqu'à présent".

"Mais lorsque j'ai découvert cet hebdomadaire mettant gravement en cause mon honneur et ma réputation personnelle et professionnelle, j'ai jugé qu'il fallait déclencher cette procédure", a raconté la journaliste, témoignant avoir vécu "un an d'humiliation et de souffrance personnelles".

Après des mois de guerre avec le président de l'AEF, Alain de Pouzilhac, Christine Ockrent, directrice déléguée de l'AEF, a claqué la porte en mai, affirmant reprendre sa liberté pour se défendre.L'affaire a débuté à l'automne 2010, après une fuite sur la gestion financière de l'AEF dans le Canard Enchaîné.

En novembre 2010, une des proches collaboratrices de Christine Ockrent, Candice Marchal, est mise à pied pour avoir piraté plus de 2,5 millions de fichiers sur son ordinateur à partir des serveurs informatiques de l'AEF.

En décembre 2010, la jeune femme est licenciée pour faute grave. La plainte contre X déposée par l'AEF est toujours en cours d'instruction.Le 4 décembre 2010, Marianne dégaine. Sous le titre "Comment Christine espionnait son patron", le magazine met sérieusement en cause la directrice déléguée de l'AEF. Il l'accuse notamment d'avoir "organisé un système illégal d'espionnage visant à faire remonter jusqu'à elle tout ce qui se dit et s'écrit au sein du groupe France 24".

Christine Ockrent poursuit en diffamation le journal et son site internet. Elle leur réclame 100.000 euros de dommages et intérêts.

"Je nie formellement" la thèse rapportée par l'article, a-t-elle déclaré vendredi.Depuis, l'histoire semble lui donner raison. En septembre, Libération a révélé qu'une enquête "établit que les serveurs informatiques de l'AEF ont été placés dans l'ordinateur de Candice Marchal par le service informatique de l'AEF". Il y aurait donc eu manipulation.Le tribunal rendra sa décision en février.

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